La Grande Forme

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Crac, quand votre cheville fait crac !

Elle peut arriver à tout moment et à n’importe qui : l’entorse est un traumatisme de l’articulation, à l’origine d’un étirement ou d’un déchirement des ligaments. En fonction de son niveau de gravité, l’entorse sera soignée différemment. Cédric Booghs, Kinésithérapeute du Sport & Thérapeute Manuel au centre Be sports Health & Care à Bruxelles fait le point dans "La Grande Forme."

Une entorse est soit un étirement, soit une déchirure de certains ligaments au niveau du pied. Elle survient plus généralement quand le pied part vers l’intérieur. Les ligaments vont se détendre et parfois même se déchirer. Plus rarement, on peut en avoir une quand le pied part vers l’extérieur, du côté intérieur de la cheville. Au niveau externe, il y a trois stades de gravité de la lésion.


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L’entorse peur se produire à tout moment : en descendant de voiture, en descendant du trottoir ou encore d’un escalier. Quand on marche sur des terrains instables ou que l’on est distrait, on contrôle moins bien nos mouvements et on peut se faire une entorse.

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© Getty Images

Dans certains cas, une grosse entorse peut être pire qu’une fracture, en tout cas au niveau de la consolidation. La réparation se fait plus lentement et moins bien. Si la réparation n’est pas totale, on risque de rester avec une cheville instable. On a plus de risques de récidive et on doit faire de plus grosses rééducations. Alors, quand faut-il s’inquiéter ?

  • Quand il y a un gonflement rapide.
  • Quand on a un œuf de pigeon qui se forme près de la malléole externe.
  • Quand on entend un "crac." Cela signifie qu’un ou plusieurs ligaments sont abîmés.
  • Si on a du sang en dessous de la peau, un hématome.

Que faire en cas d’entorse ?

Le plus rapidement possible après une entorse :

  • Mettre de la glace.
  • Placer sa jambe en l’air pour éviter les saignements dans la zone.
  • Si on voit que ça gonfle beaucoup, qu’il y a beaucoup de sang qui s’écoule en dessous de la peau, alors à ce moment-là, aller aux urgences.
  • On respecte les critères d’Ottawa: si la victime n’arrive pas à marcher plus de quatre pas, si c’est très douloureux quand on touche la malléole ou la base du petit orteil, on demande une radiographie. Il faut vérifier qu’il n’y ait pas de fracture associée.
  • Le cas échéant, si ce sont des entorses graves, on peut plâtrer"Tant que l’entorse n’est pas grave, on privilégie la pose d’une attelle. On propose au patient de continuer à marcher en lui donnant des béquilles pendant une semaine, pour le soulager. On évite de placer un plâtre" ajoute Cédric Booghs.

Pour les lésions au niveau des tissus tels que les ligaments, l’échographie est largement recommandée, sauf s’il y a un gros œdème autour, elle risque d’être compliquée. La radiographie quant à elle, va uniquement permettre de voir les tissus osseux et s’il y a un arrachement osseux.

"Une fois pris en charge aux urgences, on va mettre le patient en repos relatif" explique Cédric Booghs. Pour limiter la mobilité de l’articulation, il faudra probablement mettre une attelle ou un "taping." Cela permettra d’être moins douloureux. A terme, le patient devra peut-être procéder à une rééducation. "On va remuscler le patient, faire des exercices au niveau de l’équilibre (statiques, dynamiques et fonctionnels) vers ses activités pour qu’il puisse reprendre son sport et ses activités sans risque de récidive." ajoute Cédric Booghs.

La Grande Forme, c’est du lundi au vendredi de 13h à 14h30 en direct sur VivaCité. Vous avez manqué l’émission ? Nous vous invitons à la revoir sur Auvio.

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