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Coronavirus : faut-il s'inquiéter du nouveau variant belge ?

Un nouveau variant au Covid-19, dénommé "B.1.214" a été découvert en Belgique. Faut-il s'en inquiéter ? Éléments d'information avec Leïla Belkhir, infectiologue aux Cliniques universitaires Saint-Luc dans l'émission "La Grande Forme".

"Les virus ont pour vocation de muter, ils s'adaptent tout le temps et parfois, il y a des modifications de leur matériel génétique qui leur donne un certain avantage ; soit ça les rend plus contagieux ou plus dangereux - comme pour le variant britannique - soit ils se modifient et on finit par les détecter mais on ne sait pas toujours quel avantage ça leur apporte"

Actuellement, ce fameux variant belge n'a pas l'air inquiétant

"Pour l'instant, on a l'impression que ce fameux variant belge est un peu différent et actuellement, il n'a pas l'air inquiétant, on n'a aucun argument pour dire qu'il est plus dangereux ou plus contagieux à l'heure où je vous parle. Alors que certains variants sont plus embêtants, comme c'est le cas du variant breton par exemple car il n'est pas détecté lors de la technique classique du test PCR (dans le nez)" explique l'infectiologue.

Au fur et à mesure du temps, on surveille également de plus en plus intensivement le virus qu'avant donc ce n'est pas étonnant de constater d'autres variants et on risque d'ailleurs de constater toutes les semaines l'apparition d'un nouveau variant mais il ne faut pas s'en inquiéter pour autant souligne Leïla Belkhir. De façon générale, quand on modifie le matériel génétique, soit on perd une information, soit il y en a une qui s'ajoute, ce qu'on appelle une insertion. Cela peut se reproduire pour les virus ; ils se multiplient de façon rapide et les mutations arrivent parce qu'ils font des erreurs en se reproduisant et certains virus ont la capacité de corriger les erreurs et d'autres pas.

De leur côté, de façon générale, les coronavirus ont un mécanisme qui permet d'aller vérifier les erreurs et éventuellement de les corriger mais ça ne fonctionne pas à 100%. Et quand ça apporte un avantage au virus, le variant en question risque de prendre le dessus ou pas donc c'est à surveiller, comme c'est le cas avec le variant belge souligne Leïla Belkhir.

Le variant anglais

D'après les derniers éléments d'information, cette troisième vague serait due au variant anglais. Or, cela fait des mois qu'on évoque sa présence chez nous, comment expliquer qu'il ait mis du temps à être tant présent au sein de la population belge ? D'après notre experte : "Ce sont des hypothèses... La Belgique a peu relâché ses mesures quand on compare à d'autres pays, que ce soit aux fêtes de fin d'année ou encore à Carnaval, on est resté avec des mesures assez strictes, c'est ce qui a probablement permis de contenir ce variant. Mais comme il est très contagieux, c'était prévisible qu'il prenne le dessus dès la reprise de l'épidémie.

La majorité des patients sont atteints par le variant britannique

On le voit d'ailleurs à l'hôpital ; il y a un mois d'ici, on avait peu de patients avec le variant britannique et maintenant, cela concerne la majorité des patients hospitalisés. On le sait grâce à un type de test PCR bien particulier qui aide à détecter rapidement les mutations du variant britannique." conclut Leïla Belkhir.

La Grande Forme, c’est du lundi au vendredi de 13h à 14h en direct sur VivaCité. Vous avez manqué l'émission ? Nous vous invitons à la revoir sur Auvio.

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