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Comment faire perdurer un arrêt tabagique ?

Certaines personnes ont des difficultés à arrêter de fumer, d’autres ont plus de facilité. Quoi qu’il en soit il faut surtout savoir perdurer dans le temps. Pour nous conseiller, l’équipe de "La Grande Forme" a invité Régine Colot, tabacologue au sein de Tabacstop.

La première phase concerne la première année sans tabac. L’accompagnement par un tabacologue est un plus dans ce processus. Il peut vous aider à trouver les moyens pour combler les différents manques liés au sevrage.

La nicotine est une drogue dure et monte au cerveau aussi vite que l’héroïne.

Pendant les douze premiers mois, il faut rester vigilant aux pièges que nous tend la vie quotidienne. Au début, il faut éviter, par exemple, les fêtes où les cigarettes se grillent les unes après les autres. Si vous ne pouvez en éviter, il est important de se préparer mentalement à la situation. De plus, mettez une distance quelque temps avec les personnes qui ne vous soutiennent pas dans cet arrêt. Les tabacologues, notamment chez Tabacstop ou Générations sans Tabac, sont là pour vous aider à contourner ces pièges.

Après cette première année, on peut dire qu’à 95% le sevrage est réussi tant au niveau physique, que psychologique et comportemental. Le plus dur est derrière vous. Ce n’est pas pour autant qu’il ne faut pas rester alerte face aux pièges de la vie. Même après une longue période d’arrêt, il ne faut pas s’autoriser à retoucher à une cigarette.

Il reste quelque chose qui peut se réveiller et repartir. On restera toujours ex-fumeur.

Avec ou sans substitut tabagique

Les aides pharmaceutiques sont très importantes pour la réussite du sevrage. Il permet de compenser la dépendance physique du fumeur. L’arrêt doit se faire progressivement et avec les bons dosages pendant une durée suffisante.

En arrêtant sans substitut, le manque de la nicotine est très fortement ressenti. Le cerveau est en souffrance. Ce sevrage est donc plus fragile sur la durée.

Combler le vide

A côté du physique, il y a le psychologique. La cigarette a pris une place dans la vie du fumeur. A son départ, elle va donc laisser un vide. La personne en sevrage doit trouver d’autres sources de plaisir que la cigarette.

C’est un travail de recherche individuel. Chacun doit trouver en lui des nouveaux loisirs qui lui sont propres. Cela peut être du sport, un instrument, du bricolage… Libre cours à votre imagination et surtout à vos envies.

Le piège de la petite cigarette

Chez un fumeur, des récepteurs nicotiniques se sont développés. Même après un arrêt de longue durée, ils restent présents, ils sont en veille et ils ne demandent qu’à être réactivés. Une petite cigarette peut relancer toute la dépendance.

"Vous ne pourrez jamais être des petits fumeurs car vous êtes programmés avec des plus grandes quantités de nicotine. Il y a une trace de cela dans le cerveau ", nous confie Régine Colot. Le Docteur Charlotte, médecin référent de "La Grande Forme" rajoute : "comme un ancien alcoolique, ne pourra pas être un petit buveur. "

Pour terminer, le petit conseil de la tabacologue : " ne gardez pas de cigarettes chez vous ! ".

Si vous en ressentez le besoin, n’hésitez pas à faire appel aux tabacologues de Tabacstop (0800 11.100), service de la Fondation contre le cancer ou de Générations sans tabac.

Suivez le lien pour entendre toute l’émission " La Grande Forme "

La Grande Forme, c’est tous les jours de 13h à 14h en direct sur VivaCité.

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