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Pourquoi parle-t-on des Martiens et jamais des Vénusiens ou Jupitériens ?

Un concert sur la toile, un apéro virtuel, … en cette période de confinement, les Belges se surpassent pour trouver de nouvelles idées pour faire face et surmonter la situation.

Et si nous laissions le ciel nous conter de belles histoires par Franceso Lo Bué, un physicien de renom à l’UMons, Université de Mons et directeur du Musée de l’Université.

Chaque soir à 20 h, à partir du 24 mars, en live sur la page Facebook du Mumons, le Musée de l’Université de Mons, il nous parlera du ciel, de son histoire, de sa magie et de ce que l’on peut observer comme planète en ce moment : " le but est de partager nos connaissances " nous explique le scientifique.

En 25 siècles, il y a de belles choses qui ont été réalisées au niveau scientifique, des choses plaisantes à comprendre, à partager. Nous allons parler des galaxies, de Vénus, de Mars, de ce qu’on comprend et de ce que nous ne comprenons pas, pas encore … ".

Le scientifique nous fera aussi voyager de planète en planète : " on peut en voir régulièrement à l’œil nu, Vénus, en ce moment ".

Il nous expliquera aussi comment on connaît les planètes depuis l’Antiquité à nos jours, comment l’homme les a découvertes, comment il a imaginé leurs mouvements … Où on en est aujourd’hui dans l’exploration de l’espace, … Y a-t-il vraiment eu de l’eau sur Mars …

Le scientifique nous montrera aussi de merveilleux clichés réalisés par les sondes spatiales qui sillonnent le système solaire.

Pourquoi les Martiens et jamais les Vénusiens, Jupitériens ou autres ?

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi les Martiens faisaient partie de notre langage usuel alors que nous n’évoquions jamais les Vénusiens, Jupiteriens ou autres ?

Les travaux et observations d’un astronome italien ont largement contribué à la popularité du mystère des Martiens.

A la fin du 19ème siècle, alors qu’il observe amplement la planète pour dessiner sa représentation cartographique, il remarque des structures sombres qu’il identifie comme des mers.

A certains endroits, il se rend compte que ces mers martiennes deviennent plus fines, plus étroites. Le scientifique parle alors de bras de mer qu’il traduit en italien par " canali ", que les Français et Anglo-Saxons traduiront en " canaux ", ce qui induit l’intervention de l’homme qui aurait construit des canaux. De là est partie l’idée que des Martiens vivraient sur la planète et y auraient construit un gigantesque système d’irrigation pour acheminer l’eau vers les zones les plus désertiques.