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Francodyssée: ça glisse à La Plagne

Comme Val d’Isère, La Plagne est située en Savoie dans les montagnes enneigées du massif des Alpes. Le ski est roi dans cette station composée de onze hameaux qui proposent en tout un domaine skiable de 225 kilomètres. Cependant, le site fait aussi la part belle à d’autres sports de glisse dont certains insolites ou avec un passé prestigieux. Mode sportif activé pour toute notre équipe accompagnée cette semaine par Pascal Michel.

Ça glisse au pays des merveilles! Non, ce n’est pas le titre d’une parodie cinématographique un peu graveleuse, mais bien une manière de résumer ce séjour à La Plagne. Pour les amoureux de la glisse en général et des sensations fortes plus particulièrement, La Plagne est faite pour vous. Car pour ceux qui, comme moi, ne maîtrisent pas le planter de bâton (ou le snowboard), rien n’est perdu. Il y a d’autres moyens de dévaler des pistes, pas toujours de ski d’ailleurs.

Avec un panorama à faire saliver les plus grands amateurs de montagne, inutile de vous dire que le parapente au sommet des pistes s’érige en activité immanquable. Cette sensation de liberté en plein vol au-dessus de ces massifs montagneux couverts de neige, la vue magnifique, ce mélange de froid et de soleil qui caresse le visage tout en ayant une certaine impression de vitesse… Bref, tout ce que je n’ai pas pu vivre! Bougre de salopard de vent qui s’est ligué contre Pascal Michel et moi au moment où nous devions décoller. Résultat: nous avons profité de la vue, mais sur nos deux pieds. Pas de bol, surtout quand on sait que trente minutes après, les conditions étaient de nouveau idéales… sans nous du coup, déjà repartis au pied des pistes.

Après la (non) glisse dans les airs, place cette fois-ci à de la glisse plus classique. Classique?Pas tant que ça. S’il s’agit bien de descendre sur de la neige, ici, l’engin de locomotion est quelque peu insolite. En fait, pour dévaler la pente blanche nous avons le choix des armes: une luge (tout ce qu’il y a de plus classique) ou alors le Snooc, sorte de monoski sur lequel on s’assied et que l’on tente de contrôler avec les pieds et le corps. Adrien et Pascal se sont prêtés au jeu et, il faut bien l’avouer, avec un relatif succès pour notre Indiana Jones préféré. Pour Pascal, par contre, l’expression blanc comme neige a pris tout son sens lorsqu’il a franchi la ligne d’arrivée.

Après cette petite mise en jambe, nous sommes passés aux choses sérieuses. En route, pour la piste de bobsleigh de La Plagne, créée à l’occasion des Jeux Olympiques d’hiver de 1992. Changement de décor et changement de matériel pour nos deux larrons. Ils ont dévalé à plus de 90 km/heure cette véritable route de glace de 1,5 km, le tout en un peu plus d’une minute! Le Snooc, c’est bien, mais là, on a franchi une étape. Avant le départ, Adrien et Pascal n’étaient pas très à l’aise dans ces engins qui feraient fuir n’importe quel claustrophobe. Á l’arrivée, ils se sont extirpés tant bien que mal de leur speed luge, comme on les appelle ici, en se raillant gentiment sur les temps de chacun.

Comme le dit l’adage: après l’effort, le réconfort. Quoi de mieux pour digérer toutes ces émotions qu’un bon repas? Au Cocoon grill, Régis et sa femme Corine nous ont fait découvrir un endroit insolite pour y déguster un bon plat grillé par le maître des lieux lui-même. Amis claustrophobes, encore une fois, ceci risque de ne pas être fait pour vous. Je doute que l’idée d’être enfermé dans un petit kota finlandais avec six personnes vous enchante. Pour ma part (et celle de toute l’équipe), l’expérience fut bluffante. En dehors de la nourriture délicieuse et de la sympathie de Régis, c’est l’atmosphère qui est marquante. L’espace d’un repas, nous nous sommes véritablement retrouvés dans une bulle, coupés du monde. Notre seule compagnie était le paysage enneigé à l’extérieur et les flocons qui continuaient de tomber. Une excellente manière de clore une journée intensive.

Lors de notre périple, nous avons eu l’énorme surprise de découvrir que le belge était à l’honneur pendant trois jours lors du Belgian days festival. Les représentants du " Seum " en vedette, ici, en France? J’ai eu du mal à y croire car les séquelles russes sont encore bien présentes. Mais à La Plagne, c’est le ski et surtout l’après-ski qui sont rois, au diable le foot! Ce festival est en fait organisé depuis quatre ans par Ludovic Goossens un petit belge bien de chez nous. Il veut, à travers cet événement, faire découvrir la bonne humeur et l’ambiance noire-jaune-rouge dans la station dont il est quasiment tombé amoureux. Vu le bruit des badauds et la bière qui coule à flot, nul doute que son pari est réussi.

Et le ski dans tout ça? Il ne faudrait pas l’oublier, La Plagne, ça concerne aussi (et surtout) le ski. Nos deux amoureux de la glisse sont donc passés inévitablement par la case ski, mais de manière un peu particulière grâce au Go to ski. Cet appareil permet aussi bien aux personnes porteuses d’un handicap qu’aux plus valides d’apprendre à skier en toute sécurité. Un engin peu orthodoxe de prime abord, mais qui a changé la vie à bien des personnes.

Ha la neige! L’un de nos pires ennemis en Belgique, et un des meilleurs alliés du skieur. C’est donc en la piétinant que nous évoluons dans les différents endroits sublimés par ce manteau blanc. La Plagne nous a offert quelques paysages dont seule la montagne à le secret. N’y voyez là aucune connotation raciste, mais tout ce blanc, c’est magnifique!

 

Sébastien Baillet

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