Grandeur Nature

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Au-delà des apparences, l'authentique Courchevel

Cette semaine, c’est à la célèbre station Courchevel que Grandeur Nature pose ses valises.   

Située en Auvergne-Rhône-Alpes, dans le département de la Savoie, la station se trouve à 900 km de notre plat pays. Pour y arriver, rien de plus facile ! Au départ de la Gare du Midi, nous prenons le TGV Bruxelles-Marseille de 6h35. Après 3h30 de TGV et deux petites heures de navette, nous voilà au pied des pistes, à l’Hôtel Fahrenheit où nous posons nos valises.

Sur place, Florent, notre contact de l’office du tourisme, est déjà là. Une fois nos grosses bottines chaussées, il nous propose de commencer le repérage par une petite balade nature. Ah l’air frais de la montagne, il m’avait manqué ! Nous embarquons à bord de sa voiture, direction le Lac de la Rosière. Pour y accéder, il faut user de ses mollets et emprunter un petit sentier damé qui mène jusqu’au fond de la vallée. La descendre est agréable. Là, entre les sapins recouverts de neige fraîche, tout est calme et apaisant. La nature nous entoure et nous nous laissons charmer par elle. Après vingt bonnes minutes de marche, nous apercevons le chalet du lac. Ce petit cabanon qui servait autrefois d’entrepôt pour du matériel de construction, appartient désormais à Roland et Nathalie. Ces deux courageux Savoyards ont décidé de le transformer en un lieu chaleureux où promeneurs et skieurs peuvent déguster de délicieuses galettes. À l’intérieur, les crépitements du feu de bois réconfortent les cœurs. À l’extérieur, la terrasse donne sur le magnifique Lac de la Rosière qui s’étend à perte de vue. Waouw ! Quel décor !  

Après un petit casse-croûte très savoureux, il est temps pour notre équipe de partir. Le ventre plein, le retour est plus compliqué. Quant au sentier, assombri par l’arrivée de la nuit il semble plus hostile qu’à l’allée. Heureusement, les garçons rythment le pas et nous nous retrouvons assez rapidement à la voiture. Une fois en haut, Florent nous propose une petite visite à La Cave des Lys. Le mot " cave " annonçant presque l’heure de l’apéro, il n’en fallait pas plus pour motiver la troupe, ni une ni deux, nous sautons dans le véhicule direction le village du Praz. Situé à 1300m d’altitude, Praz fait partie des 5 villages qui constituent la station. De style savoyard, il a gardé son charme d’antan grâce à ses ruelles et à sa chapelle Sainte-Madeleine. Ce cachet, se retrouve aussi à La Cave des Lys. Implanté au cœur du village, ce bar à vin/restaurant imaginé par Rémy et Camille propose des plats typiquement savoyards à base de fromages qu’ils produisent eux-mêmes l’été. Un concept local et authentique qu’on ne va pas se priver de goûter. La fondue est gourmande. Repus et fatigués par journée, nous retournons à l’hôtel pour nous glisser dans les bras de Morphée.

Le lendemain, le rendez-vous est prévu au village de Saint-Bon qui à 1150m d’altitude se situe juste en dessous de celui du Praz. Son église, classée monument historique depuis 1972, surplombe le village. C’est ici, au presbytère de l’édifice qu’habite Jacques Plassiard, curé de la vallée. Homme d’Église, Jacques est avant tout un amoureux de la montagne. Originaire de la région, comme beaucoup d’enfants ici, il a grandi avec elle et l’a apprivoisée au fil du temps. Sportif de nature, Jacques s’est pris de passion pour les cristaux de montagne ; depuis des années il parcourt les plus hauts sommets pour compléter sa collection. Quartz fumés, hyalins, de forme prismatique ou conique, il en a de toutes sortes. Il nous explique : " D’abord, il y a un temps d’exploration, de recherche, on peut parfois passer une année voire des années sans rien trouver. Et puis un jour, on trouve un indice au bas d’une pente, on remonte. Après il faut travailler la faille, sortir les cristaux délicatement ". Il conclut, " Dans l’évangile il est dit : le royaume de Dieu c’est comme un trésor qu’on cherche tout le temps, toute sa vie. Et mon trésor, c’est la montagne ".    

Un autre passionné de montagne, c’est Julien Machet. Chef du restaurant étoilé Le Farçon, nous avons eu la chance de dîner à sa table. Au menu, et bien… pas de menu, la surprise reste totale des amuse bouches au dessert. Sa philosophie : amener le client à voyager à travers les saveurs de la Savoie d’antan. Crozets, beaufort, foin, tous les produits du terroir y passent. Ils sont sublimés, travaillés sous différentes textures, bref un vrai régal pour les papilles. Outre sa toque de chef, Julien est avant tout un enfant du pays. Plus jeune, il gambadait à travers les vastes pâturages de la vallée et c’est cette même vallée qui aujourd’hui lui apporte l’inspiration. En guise de conclusion, je laisse la parole à George Sand : " La nature est éternellement jeune, belle et généreuse. Elle possède le secret du bonheur, et nul n'a su le lui ravir ". 

On se retrouve ce samedi 8 février de 16h à 18h sur Vivacité pour une émission Grandeur Nature au cœur de la Savoie. 

 

Nous remercions également nos partenaires : La SNCB International et l'hotel Les Sherpas.

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