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6 animaux insolites et surprenants à observer au large de la mer du Nord

Cette semaine Grandeur Nature s’est aventuré au nord de la Belgique pour vous faire découvrir la nature à Coxyde.

Entre le golf communal qui organise des visites nature sur son terrain, le meunier qui travaille encore à temps plein pour moudre quotidiennement son grain ou les pêcheurs de crevette qui s’aventurent chaque matin à cheval pour nous ramener des crustacés, la nature à la côte belge est partout ! Néanmoins, il est important de la respecter. C’est pourquoi, nous avons rencontré Eric Donnay, responsable de cellule au Service Milieu Marin, un service du SPF Santé Publique en charge de la politique en matière de protection et d’utilisation durable du milieu marin, pour nous parler des différentes espèces qui vivent dans la mer du Nord, et de l’impact des déchets sur l'écosystème marin. 

1. Le marsouin commun

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Gros plan de marsouin pris dans l’eau © BrendanHunter

Autrefois appelé cochon de mer, le marsouin est le plus petit cétacé de notre mer. D’une longueur maximale de 2 m, il est d’apparence gris-noir sur la face dorsale supérieure, et blanc sur la face ventrale. Friands de poissons, ils se nourrissent également de crustacés et de céphalopodes comme les poulpes, les seiches ou les calamars.

En mer du Nord, ce sont les cétacés les plus répandus, mais depuis quelques années, leur population diminuer fortement. Les raisons de ce déclin tiennent sans doute à la pollution marine et à la mort par noyade à cause des filets de pêche dans lesquels ils restent coincés.

 

2. Le phoque

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Un jeune phoque gris couché sur la plage © 2010 David Martin
Deux gros phoques gris couchés sur la plage et regardant vers nous © ThomasFluegge

Depuis quelque temps, la plage de Koksijde-Oostduinkerke attire les phoquesAprès une absence de près d’un demi-siècle, la côte du Westhoek compte à nouveau une petite population de phoques. Selon les spécialistes de Sea Life, la population de phoques sur la côte a été multipliée par dix en trente ans, en partie grâce à leur statut de protection, qui interdit désormais aux chasseurs de leur faire du mal.

Le phoque gris peut peser jusqu’à 100 kg. Leur menu est varié, avec une préférence pour le poisson. Malgré leur apparence adorable, les phoques peuvent mordre avec leurs dents pointues ! Ils restent des animaux sauvages.

Le saviez-vous ?

Les phoques gris donnent naissance à leurs "bébés de Noël" au milieu de l’hiver. A la naissance, les petits ont un épais "manteau d’hiver" blanc qu’ils gardent quelques semaines. Ils restent sur la terre ferme jusqu’à ce qu’ils aient perdu leurs fourrures, (leur peau est alors assez étanche à l’eau) et ont suffisamment de réserves de graisse pour affronter les dangers du grand bleu.

 

3. Le requin du Groenland

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Requin du Groenland, un des plus grands prédateurs du milieu marin © Hemming1952

Quand on parle de requin, on pense directement aux "Dents de la mer", mais rassurez-vous, les attaques de requins ne se produisent jamais dans notre mer du Nord. Les requins du Groenland, heureusement pour nous, vivent dans les eaux profondes, entre 200 m et 400 m de profondeur. De plus, les attaques de requins sont généralement rares, elles tuent en moyenne quatre fois par an, ce qui est 5 fois moins que les décès dus aux piétinements de vaches.

  • L’aiguillat commun est le requin le plus répandu dans notre mer du Nord, tandis que le requin du Groenland, est plus un "visiteur" de nos eaux.
  • Il mesure entre 3 et 7 mètres de long
  • Il est le vertébré ayant la plus grande espérance de vie au monde, il peut vivre jusqu’à 400 ans !
  • C’est le plus grand carnivore de la mer du Nord, il mange les phoques et les marsouins.

 

4. Le dauphin à bec blanc

En vérité, son museau est plutôt noir avec des taches gris blanc, comme sur son dos, ce qui, de loin, peut prêter à confusion avec les orques. Ce cétacé est connu pour ses prouesses athlétiques, notamment pour ses sauts verticaux spectaculaires atteignant parfois 4 mètres de haut. Le dauphin à bec blanc est une espèce grégaire, pouvant former des groupes allant jusqu’à 1500 individus, mais préférant généralement se déplacer par groupe de 6 à 10. Leur vitesse de nage peut atteindre une vitesse de 40 km/h.

 

5. Physalia physalis ou Galère portugaise

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©  Stephen Frink
Navire de guerre portugais échoué sur la plage, il ressemble à une méduse violette ©  Mark Kostich
Navire de guerre portugais son nom fait référence à la forme de sa crête, qui ressemble aux voiles d’un ancien navire de guerre. ©  Searsie

Ce n’est pas vraiment un animal, mais plutôt d’une grande colonie de polypes individuels. Vivant habituellement dans les mers tropicales et subtropicales, les vents dominants peuvent les déporter sur de grandes distances, notamment vers les côtes européennes comme celles de la mer du Nord.

Ces différents petits animaux ont chacun leur tâche à accomplir qu’on peut répertorier en 4 catégories :

  1. ceux qui s’occupent du flotteur et forment ainsi le chapeau,
  2. les tentacules qui chassent les proies,
  3. les mangeurs qui traitent la nourriture capturée et la distribuent au reste
  4. le groupe qui s’occupe de la reproduction.

 

6. Le fulmar boréal

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Fulmar boréal en vol au-dessus de la mer © AOosthuizen

Cet oiseau dont la couleur du plumage ressemble étrangement à celui de la mouette est en réalité un Fulmar boréal. On le distingue par son cou beaucoup plus compact, et ses ailes plus impressionnantes qui peuvent mesurer jusqu’à 1m20 d’envergure. Présent sur toute la mer du Nord, il dispose d’un système de défense unique : il sécrète une huile dans son estomac qu’il crache sur ses ennemis. Cette huile extrêmement néfaste pour le plumage a pour conséquence d’empêcher son attaquant de voler engendrant aussi sa mort. De plus, cette huile lui sert également de collation lors de longs trajets ou de nourriture pour ses petits.

 

Le Fulmar Boréal consomme de petits animaux dans l’eau qui sont eux-mêmes gorgés de plastique, de plus, il ingurgite souvent du plastique à la surface de l’eau croyant que c’est une proie, c’est pourquoi, il est utilisé comme indicateur pour surveiller la quantité de déchets marins. En effet, si la quantité de plastique qu’ils ont dans le corps augmente, c’est que le plastique dans les mers augmente également.

Selon une étude de Sea-Mer Asso,

  • En Mer du Nord 95% des fulmars ont du plastique dans l’estomac (35 particules ; 0,31g)
  • Les objectifs sont de retrouver moins de 10% de fulmars ayant plus de 0,1 g de plastique dans l’estomac.
  • Aujourd’hui 58% des Fulmars de Mer du Nord dépassent la limite critique de 0,1 g.

 

 

 

Grandeur Nature, c’est tous les samedis de 16h à 18h sur VivaCité. Vous avez manqué l’émission ? Alors retrouvez-la sur Auvio.

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