Complètement Tour

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Histoire "Complètement TOUR" : la chevauchée fantastique d'Eddy Merckx

Le 15 juillet 1969, Eddy Merckx remporte l'étape après une chevauchée de 140 km.
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Le 15 juillet 1969, Eddy Merckx remporte l'étape après une chevauchée de 140 km. - © STAFF - AFP

En 1969, Eddy Merckx entre pour la première fois dans l’histoire du Tour de France. A l’arrivée à Paris, il surclasse son dauphin, Roger Pingeon, de 17min54. Une avance qu’il forge notamment lors de la 17e étape entre Luchon et Mourenx grâce à une chevauchée Complètement Tour dans les Pyrénées.

Merckx déjà en jaune à Luchon

Le 15 juillet 1969, Eddy Merckx se présente sur la ligne de départ à Luchon fort de quatre victoires d’étape. Le maillot jaune lui est solidement accroché aux épaules. Il possède un confortable matelas de 8min21 d’avance sur Roger Pingeon. Mais le maillot jaune ne semble pas repu. Avant même les premières pentes du Tourmalet, il demande à son équipe d’accélérer.

En tête au Tourmalet

A quelques encablures du sommet du col hors catégorie, Martin Van Den Bossche, l’équipier de Merckx, attaque. Le champion belge embraye. Il ne laisse pas partir son coéquipier qui lui a annoncé la veille qu’il changerait d’équipe l’année suivante. Eddy Merckx revient sur le Néerlandais et passe le Tourmalet en tête. En quelques hectomètres, il lâche tous ses concurrents.

140km en solitaire

Dans la descente, le maillot jaune hésite puis décide de continuer son effort malgré les 140 km qui le séparent de l’arrivée à Mourenx. Le dossard 51 se lance alors dans une chevauchée folle en solitaire. Il ne ménage pas ses efforts et ne cesse d'accroître son avance sur ses poursuivants. Le Belge avale ensuite le col d’Aubisque et fonce sur Mourenx. Le futur vainqueur du Tour 69 remporte l’étape, presque sans concurrence. 7min56 plus tard, un groupe de sept, composé entre autres de Michele Dancelli, Martin Van Den Bossche, Raymond Pingeon et Raymond Poulidor, franchit la ligne à son tour.

Une presse dithyrambique

A l’arrivée, Léon Zitrone commente le succès de Merckx pour la télévision. Il se laisse aller : " Bravo Merckx, c’est un seigneur ! " Le lendemain, le journal l’Equipe titre " Merckx surpasse Merckx ". Pour beaucoup, c’est le début du Merckxisme. Six jours plus tard, le Cannibale s’impose dans le contre-la-montre final à Paris.

En plus de six étapes, Eddy Merckx remporte le maillot jaune, le maillot vert, le classement de la montagne, la combativité, le combiné et le classement par équipes.

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