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Histoire "Complètement TOUR" : le peloton en grève en 1978

En 1978, Bernard Hinault emmène les grévistes vers la ligne d'arrivée.
En 1978, Bernard Hinault emmène les grévistes vers la ligne d'arrivée. - © Tous droits réservés

Ce soir, les supporters présents à Pau verront les coureurs débouler à toute vitesse pour se disputer la victoire d’étape. Il y a 39 ans jour pour jour, le 12 juillet 1978, le public présent à Valence d’Agen a été témoin d'un tout autre spectacle. Le peloton est arrivé à l’arrêt dans la ville du Tarn. La raison ? Une grève des coureurs.

Deux étapes au programme

En 1978, le Tour compte 23 jours de course et 25 étapes. Les organisateurs ont décidé de dédoubler deux étapes pour multiplier le nombre de villes hôtes et augmenter leurs rentrées financières. Le 30 juin, les coureurs parcourent 135km entre Leiden et Sint Willebrord et 100 km entre Sint Willebrord et Bruxelles. 11 jours plus tard, ils doivent à nouveaux disputer deux étapes le même jour. 158 km entre Tarbes et Valence d’Agen d’abord, 98km entre Valence d’Agen et Toulouse ensuite.

Debout à 5h

Au matin du 12 juillet, les coureurs sont épuisés. Ils ont été contraints de se lever à 5h du matin pour disputer la première des deux demi-étapes du jour. Le départ était fixé à 7h30. La veille, certains se sont couchés aux petites heures. Ils n’avaient rejoint leur hôtel qu’après 21h, sans avoir mangé ni être passés au massage. C’en est trop pour le peloton. Les sportifs dénoncent les caprices et intérêts des organisateurs. Pour signaler leur mécontentement, ils décident d’adopter un train de sénateurs pendant la première étape de la journée. Prenant même en grippe les rares coureurs désireux de passer à l’attaque.

Des coureurs... à pied

En arrivant à Valence d’Agen, le peloton ralentit encore son allure. Lorsqu’ils entrent dans la dernière ligne, les coureurs mettent pied à terre et essuient quelques coups de sifflet venant du public présent. En tête de groupe, les cadors de l’époque : Joseph Bruyère, le maillot jaune, Hennie Kuiper, Michel Pollentier, Freddy Maertens, le maillot vert, et Bernard Hinault, le futur vainqueur. Le maire de la ville se précipite vers les coureurs pour leur signaler son agacement. Ils lui répliquent alors que sa ville devient connue grâce à eux et à leur mouvement de grève.

Finalement, l’étape du matin est annulée. Aucun coureur n’est déclaré vainqueur. L’après-midi, le peloton reprend du service. Le Français Jacques Esclassan remporte la deuxième étape de la journée.

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