Complètement Foot

Tous les mercredis de 19:30 à 23:00 sur Vivacité

Plus d'infos

Histoire "Complètement TOUR" : des lendemains de veille difficiles!

Cadel Evans en pleurs après une défaillance sur le Tour 2010.
6 images
Cadel Evans en pleurs après une défaillance sur le Tour 2010. - © DIRK WAEM - BELGA

Après une semaine de course et un week-end éprouvant dans le Jura, le peloton a bénéficié, hier, d’une journée de repos bien méritée. Si l’étape du jour ne devrait pas faire de dégâts, les lendemains de jour de relâche ont déjà été décisifs sur le Tour. Retour sur quelques défaillances " Complètement Tour " de l’histoire de la Grande Boucle.

2015 : l'abandon pour Van Garderen

Après 24h de détente à Gap, le peloton reprend du service pour la 17e étape du Tour qui emmène les coureurs à Pra Loup. Cinq cols se dressent devant les coureurs. Alors 3e au général, Tejay Van Garderen peut encore rêver du statut de dauphin de Chris Froome. Mais, dans la 3eme difficulté du jour, l’Américain est à la dérive. Vidé d’énergie, il met pied à terre et prend place dans la voiture BMC. Il abandonne et voit ses espoirs de podium s’envoler.

2010 : Evans perd le jaune

La veille de la première journée de repos du Tour 2010, Cadel Evans se pare de jaune à Morzine-Avoriaz. Malheureusement, deux jours plus tard, il perd toute ambition de victoire finale. Sur une accélération de l'équipe Astana, l'Australien craque dans le Col de la Madeleine. A l'arrivée à Saint-Jean-de-Maurienne, le champion du monde perd énormément de temps. Il est éjecté du Top 10. Il souffre d'un trait de fracture au coude. En 2012, il connaîtra également un jour sans au lendemain de la 2e journée de repos. 

2000 : Armstrong pour la première fois en difficulté

Vainqueur du Tour 99, Lance Armstrong semble intouchable. Mais, après une journée de repos, l'Américain connaît son premier coup de bambou dans la montée vers Morzine. Il est victime d'une fringale. Richard Virenque s'impose devant Jan Ullrich. L'Allemand reprend 1min49 au futur banni du cyclisme. A l'arrivée, Armstrong confie qu'il a connu une des journées les plus dures de sa carrière. 

1975 : Merckx K.O. à Pra Loup

Le jour précédent la relâche du peloton, Eddy Merckx avait été agressé par un supporter dans le Puy-de-Dôme. Menacé par Bernard Thévenet, mais toujours en jaune, Merckx réagit au lendemain de la journée de repos. Il attaque dans le Col d'Allos et s'envole vers la victoire d'étape. Mais, le Cannibale est terrassé par une terrible défaillance. A 6km de l'arrivée à Pra Loup, Thévenet revient sur son rival et le dépose. Le Français devance Eddy Merckx de plus de 2min, gagne l'étape et le Tour 75. Pra Loup signe la fin du règne du champion belge.

1964 : Anquetil à la dérive puis sauve son Tour

En Andorre, Jacques Anquetil passe une journée de repos paisible, dégustant un méchoui sur l'invitation de Radio-Andorre. Le lendemain, dans l'ascension du Port d'Envalira, le Français semble avoir mal digéré. Il est attaqué de toute part. Bahamontes, Poulidor, Anglade, Jimenez, tous passent à l'offensive. Le déjà quadruple vainqueur du Tour est cloué sur place. Il passe le sommet du col quatre minutes derrière Bahamontes et Poulidor. Anquetil se jette alors sans retenue dans la descente. Au prix d'un bel effort, il revient sur ses opposants. Son Tour est sauvé. Il remportera une cinquième victoire finale neuf jours plus tard.

Vous vous rappelez d'autres grandes défaillances après une journée de repos ? Postez vos commentaires ci-dessous pour partager vos souvenirs de Tour de France.

Newsletter Vivacité

Recevez chaque vendredi matin les événements, concours et l’actu Vivacité.

OK