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Pas de Pentecôte à Gerpinnes, pour les fraises, il faut d'abord les récolter

Pas de Pentecôte à Gerpinnes, pour les fraises, il faut d’abord les récolter
Pas de Pentecôte à Gerpinnes, pour les fraises, il faut d’abord les récolter - © Tous droits réservés

Si on mesure la popularité de la commune de Gerpinnes par le nombre de voitures qui s’y pressent, sans aucun doute, les festivités de la Pentecôte remportent la mise, talonnées par les fraises du village dont la renommée dépasse largement les frontières locales.

Le choc a fait l’effet d’une bombe avant-hier, même si tout le monde s’y attendait, la Sainte-Rolende n’aura pas lieu le premier week-end de juin, à cause du coranavirus, la décision est officielle.

Les gerpinnois et les visiteurs d’un jour pourraient se reporter sur l’une des attractions locales, les fraises. Mais là aussi, la saison démarre d’une manière très compliquée.

Les cueilleurs de fraises viennent essentiellement de Roumanie, cependant, les frontières sont fermées, ce qui rend impossible l’entrée en Belgique pour les nombreux saisonniers qui officient chaque année sur les 30 hectares de terrains exclusivement réservés aux fraises. Evidemment, la saison 2020 a été préparée en août 2019, d’abord la plantation, ensuite il a fallu entretenir, construire des serres pour l’hiver avant de protéger les plans avec de la paille.

Les fraises du village emploient entre 100 et 150 saisonniers, des habitués qui exercent aussi leur métier en Italie, en Allemagne ou encore en Espagne.

Pour ceux qui seraient intéressés, le tarif est fixé à 9.7€ bruts de l’heure pour un travail très physique, nul ne sait aujourd’hui si la main d’œuvre locale acceptera de mouiller sa chemise pour ce tarif.

La solution viendra peut-être des étudiants

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