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Y a-t-il vraiment des zones de non-droit en Belgique ?

Après la mort d’un homme à Droixhe ce week-end, un délégué syndical de la police parle de différents quartiers chauds que certains policiers de terrain n’hésitent pas à qualifier de zone de non-droit. Si le délégué syndical n’utilise pas ces mots, il précise quand même qu’à certains endroits en Région bruxelloise ou à Droixhe, la police doit intervenir avec plus de précautions qu’ailleurs et que la solution est de remettre en place une vraie police de proximité.

Il y a vraiment des zones de non-droit en Belgique ? C’est la question que l’on vous posait ce matin dans "C’est vous qui le dites".

Voici quelques moments forts de l’émission…

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© LIVINUS – Getty Images/iStockphoto

"Les policiers y sont agressés"

Morgane, une auditrice originaire de Genappe, dans le Brabant Wallon, est intervenue à ce sujet sur notre antenne : "Je ne parlerais pas de zones de non-droit mais plutôt de zones chaudes. Mon mari est policier à Bruxelles et je peux vous assurer que la police passe dans ces zones. Mais lorsqu’ils tournent à 2 ou 4 patrouilles de 2 policiers sur une journée, comment voulez-vous qu’ils aillent à deux dans une zone chaude faire une interception ou un contrôle ? Ils sont directement victimes d’agressions. Leurs supérieurs donnent comme instructions de ne pas y aller seul, de rebrousser chemin, de rouler avec les fenêtres fermées et de ne pas arrêter les personnes qu’ils croisent."

Mon mari a pour consigne de ne pas aller dans certains quartiers lorsqu’ils ne sont pas suffisamment nombreux

"Je pense qu’il faudrait y mettre plus de moyens car ils sont en sous-effectifs et ce serait intéressant pour leur sécurité d’être munis de dashcam. Mais ils en sont pas mal formés."

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© Alex Robertson – Getty Images

"Vous n’y verrez jamais un policier"

À Meise, dans la province du Brabant flamand, Marc nous fait part de son expérience : "J’ai vécu très longtemps dans les quartiers populaires de Bruxelles et je les connais très bien. Ces zones de non-droit se situent sur les petits axes et il n’y a pas un policier qui y passe alors qu’il y a plein de trafics de drogues en pleine rue. Si vous vous arrêtez deux minutes en voiture, plus d’une personne viendra vous proposer de la drogue. Mais vous n’y verrez jamais un policier. La police est bien au courant de ce qu’il se passe, mais elle n’agit pas parce qu’elle a peur. Il y a également un réel problème de formation chez les policiers."

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© Gwengoat – Getty Images/iStockphoto

"La police a peur d’aller sur place"

Delphine termine le débat à Colfontaine : "Il y a effectivement des zones de non-droit du côté de Droixhe. Il y a une dizaine d’années, mon mari travaillait dans les ascenseurs des tours de Droixhe. Il y allait pratiquement chaque mois car il y avait beaucoup de vandalisme. Même en étant costaud, il était toujours accompagné d’un collègue aussi musclé. Ils travaillaient rapidement et ne laissaient rien dans la voiture, sinon on venait voler le matériel. Ils portaient leur caisse à outils d’une main, une barre de fer de l’autre pour se défendre. Une connaissance qui travaillait dans la police de proximité de Droixhe lui avait dit que même la police avait peur d’aller sur place. Je pense les policiers ont la formation qu’il faut, mais qu’ils n’ont pas les moyens de la mettre en application."

Nous vous invitons à poursuivre le débat sur notre page Facebook "C’est vous qui le dites" et à revoir l’émission sur Auvio. Nous vous donnons rendez-vous du lundi au vendredi de 9h à 10h30 sur VivaCité et La Une pour trois nouveaux débats.

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