C'est vous qui le dites

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Vincent, à propos du film en préparation sur l’affaire Dutroux : "C’est un problème de sensibilité nationale"

Un film sur l’affaire Dutroux est en préparation. " C’était il y a 25 ans, il est temps d’en faire une fiction ", c’est ce que dit le réalisateur ce matin dans la Dh qui dévoile le projet qui devrait voir le jour l’année prochaine ou début 2023. Si on ne sait pas encore quel rôle il interprétera, Benoît Poelvoorde est annoncé au casting de ce film qui reviendra sur la période allant de 1993 à 2001, dans le but annoncé du réalisateur d’affronter un passé qui nous a tous marqués profondément.

Voulez-vous voir un film sur Dutroux ? C’est la question que l’on vous posait ce matin dans "C’est vous qui le dites".

Voici quelques moments forts de l’émission…

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"Les Belges préfèrent oublier"

Vincent, un auditeur originaire de Namur, est intervenu à ce sujet sur notre antenne : "Je peux comprendre la sensibilité de certaines personnes, mais je ne trouve pas que ce soit trop tôt. Le problème, c’est que ça se passe en Belgique et je pense qu’il y a un problème de sentiments et de sensibilité nationale avec cette affaire : c’est une histoire belge, les Belges préfèrent oublier, qu’on n’en parle pas, ou pas comme ça. Mais ça a toujours été dans notre nature de faire des films sur des histoires horribles et je ne crois pas que ce soit malsain. C’est une façon de raconter aux nouvelles générations ce qu’il s’est passé."

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"J’aurais l’impression de salir la mémoire des victimes"

À Floreffe, Lindsay n’est pas du même avis : "C’est trop tôt pour en faire un film. J’ai 33 ans et j’étais assez jeune à l’époque, ça m’a profondément marquée. Quand ce film sortira, je ne le regarderai pas, mais je pense qu’il fera de l’audience car nous vivons dans une société un peu malsaine, perverse malgré nous. Dans le cinéma, tout est acceptable tant que c’est bien réalisé, mais personnellement ça me met mal à l’aise car c’est encore fort présent dans nos esprits. J’aurais l’impression de salir la mémoire des victimes."

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"Un devoir de mémoire"

Depuis Bruxelles, Ludwig conclut le débat : "Je trouve que c’est un devoir de mémoire. Il ne faut pas oublier que c’est suite à cette affaire qu’il y a eu la réforme des polices, la fin de la gendarmerie et la création de Child Focus. Selon moi, c’est le bon moment d’en parler car on va bientôt démolir la maison de Marc Dutroux. Si le film sort au même moment, on pourra ainsi clôturer cette histoire."

Nous vous invitons à poursuivre le débat sur notre page Facebook "C’est vous qui le dites" et à revoir l’émission sur Auvio. Nous vous donnons rendez-vous du lundi au vendredi de 9h à 10h30 sur VivaCité et La Une pour trois nouveaux débats.

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