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Valéry : "Je n'ai pas attendu une loi, j'ai fait une vasectomie !"

Valéry : "Je n'ai pas attendu une loi, je me suis fait une vasectomie !"
Valéry : "Je n'ai pas attendu une loi, je me suis fait une vasectomie !" - © Tous droits réservés

Pour sauver la Terre, un Français propose de mettre en place un permis de procréer car chaque enfant est une charge écologique supplémentaire pour la planète. Si c’est pour le climat, vous acceptez qu’on vous autorise ou non à avoir un enfant ?

Antoine Buéno, essayiste et chargé de mission au Sénat français explique dans les journaux de L’Avenir ce matin, l’idée qu’il développe dans son livre " Permis de procréer ". Partant du principe qu’avoir un enfant est l’assouvissement d’un désir égoïste car un être humain de plus est une charge écologique supplémentaire pour la planète, il souhaite que soit mis en place un système où chaque couple serait accompagné avant d’avoir un enfant, de la même façon que pour une adoption aujourd’hui. Ne pas avoir d’enfant serait plus écologique que se passer de voiture selon l’auteur.

Si c’est pour le climat, vous acceptez qu’on vous autorise ou non à avoir un enfant ? C'est la question que l'on vous posait ce matin dans "C'est vous qui le dites".

À ce propos, pour Valéry de Frasnes-lez-Anvaing : "Je le rejoins dans le sens où il faut prendre des mesures pour diminuer la population. On a un problème qui est très grave, il y a le climat et d'autres conséquences. Il y a quand même 10% de la population humaine qui n'a pas à manger. Moi j'ai pris la décision, j'ai pas attendu une loi, je me suis fait une vasectomie il y a près de 20 ans. J'adore les enfants mais c'est pour des raisons écologiques, le climat, la biodiversité, la surpopulation, les enfants orphelins... Il y a quand même une évolution positive. Il y a 20 ans, si j'avais dit que j'avais fait une vasectomie, on me prenait pour un fou. Maintenant, il y a quand même la moitié des gens qui me disent "Bravo !". Donc, je vois l'évolution dans le bons sens, les mentalités évoluent et il ne faut pas désespérer (...) Les gens veulent leur propre enfant, qu'il soit de leur sang. Il y a beaucoup d'enfants qui sont là et on ne s'en occupe pas. Vous savez combien de millions d'orphelins il y a sur la planète ? Je dirais que le premier geste, si on aime les enfants, c'est de s'occuper de ceux qui sont là et qui souffrent avant d'ajouter nos propres enfants sachant qu'on est déjà trop nombreux. Le problème c'est que, au plus on attend pour prendre des décisions spontanées, au plus il faudra de lois liberticides. C'est pour tout comme ça, ce n'est pas uniquement pour le climat ou la natalité".

Robert de Fleurus ne partage pas l'avis de Valéry : "C'est hors de question. Où est-ce qu'on va encore une fois ? Pourquoi ne pas penser à une idée comme nous stériliser comme les chiens et les chats voire même nous pucer puisqu'avec l'informatique on est de plus en plus contrôlés et qu'on a de moins en moins de liberté. Regardez en Chine, il y a aussi cette loi où il y a un maximum d'enfants à avoir. Ce sont des enfants clandestins qui ne sont pas répertoriés. On est décadents. C'est grave quand on entend des idées comme ça. Ce n'est pas égoïste d'avoir des enfants. Même les animaux se reproduisent pour continuer leur race. Normalement, nous sommes des animaux un peu plus intelligents même si, quand j'entends ça, je commence à en douter. Un enfant est toujours le bienvenu, on doit sacrifier le bien matériel plutôt que penser à sacrifier les enfants".

Enfin, pour Johnny d'Anderlecht, il faut réfléchir et se poser les bonnes questions plutôt que de créer une loi : "Il faut que l'être humain se pose la bonne question. Moi, j'ai un enfant qui a 12 ans et j'espère en avoir un autre mais je me pose la question suivante : Dans quel monde je vais mettre mon enfant ? (...) Que ce soit le réchauffement climatique, que ce soit la surconsommation ou la surpopulation, il faudra trouver une solution à un moment donné. Mais je ne suis pas d'accord qu'on me dise tu peux ou ne peux pas avoir un enfant. (...) Le problème, c'est qu'il faut trouver une solution mais il n'y en a pas. (...) Les gens doivent juste réfléchir".

Nous vous invitons à poursuivre le débat sur notre page Facebook "C'est vous qui le dites".

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