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Un papa congolais tétraplégique demande l'euthanasie pour échapper au rapatriement

Un papa congolais tétraplégique demande l’euthanasie pour échapper au rapatriement
Un papa congolais tétraplégique demande l’euthanasie pour échapper au rapatriement - © Tous droits réservés

La Belgique ne veut pas garder, et va donc expulser, un papa congolais de 47 ans, tétraplégique depuis un accident. Alors que l’homme demande maintenant l’euthanasie pour échapper au rapatriement, question qui dérange : être tétraplégique, ce n’est pas un état tel qu’il impose de lui-même la protection ?

Cet homme s’appelle Claude et sa photo dans la Dernière Heure en dit long sur son état. Le 3 août 2014, ce professeur d’université à Kinshasa est victime d’un accident de voiture. Après l’Afrique du Sud et la Suisse, l’homme a trouvé refuse à Saint-Nicolas, près de son frère. Claude a demandé un permis de séjour de longue durée. On lui a déjà refusé deux fois.  L’Office des étrangers considère que les soins nécessaires à son état sont disponibles en République démocratique du Congo.

Arsène Lames, médecin généraliste et frère de Claude Lames : " Mon frère est dépendant. Le Congo ne dispose pas d'infrastructures capables de prendre en charge une personne complètement tétraplégique et pour prendre en charge ce type de cas ". Arsène Lames nous a également expliqué l'argument principal avancé par l'Office des Étrangers pour justifier l'expulsion de son frère : " Le premier élément qu'ils utilisent, c'est que mon frère peut disposer au Congo de tous les moyens nécessaires dont il a besoin à savoir de médicaments et d'un suivi. Et ça, c'est faux. Et s'il n'y en a pas au Congo, qu'on peut aller au Rwanda. Mais entre le Rwanda et Kinshasa ça fait des milliers de kilomètres et je ne vois pas comment on peut y aller ".  

En guise de solution, les deux frères peuvent faire appel : " La loi nous donne la possibilité d'introduire un recours auprès du Conseil des Contentieux Étrangers. Si l'Office des Étrangers utilise les mêmes arguments que ceux de la première demande, nous craignons que celle-ci n'aboutisse pas et que nous obtenions un deuxième refus ".

En attendant, Arsène Lames tient à préciser que, si son frère envisage l'euthanasie, ce n'est pas pour faire pression : " Il a fait la demande auprès de son médecin. Nous devons lire dans cette démarche le désarroi complet d'un homme qui est à bout, qui est désemparé. Ce n'est pas un moyen de pression mais c'est tout simplement une demande de quelqu'un qui est en profonde dépression et qui ne sait pas comment faire (...) Aujourd'hui, mon frère est préoccupé par sa santé. Il n'est pas autonome, il a eu une section complète de la moelle épinière et il n'y a aucune amélioration possible que ça soit sur le court ou le long terme ". 

Si Claude Lames doit être rapatrié, son frère n'a pas beaucoup d'espoir : " Il risque la mort tout simplement ! "

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