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Un couple homosexuel raconte son parcours du combattant pour devenir papas

Un couple homosexuel raconte son parcours du combattant pour devenir papas. Guy et Mimoun expliquent dans les colonnes de La Meuse qu’ils ont dû aller jusqu’au Mexique pour faire appel à deux mères porteuses, car en Belgique, la GPA n’est permise que si la mère porteuse est membre de la famille ou fait partie du cercle proche. Ils suivaient les grossesses à distance avant de se rendre sur place pour la naissance de leurs deux enfants. Ils souhaitent maintenant apporter leur soutien à d’autres couples homoparentaux qui souhaiteraient, eux aussi, avoir des enfants.

C’est trop compliqué pour un couple homosexuel d’avoir un enfant en Belgique ? C’est la question que l’on vous posait ce matin dans "C’est vous qui le dites".

Voici quelques moments forts de l’émission…

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© Willie B. Thomas – Getty Images

"Nous avons essayé mais vite abandonné"

Christophe, un auditeur originaire de La Louvière, est intervenu à ce sujet sur notre antenne : "L’adoption, c’est beaucoup de papiers à remplir sans être sûr qu’on pourra réellement adopter. Avec mon compagnon, nous avons essayé mais on a vite abandonné, les documents prennent 8 mois à remplir et ensuite on est placé sur liste d’attente. De plus, les couples hétérosexuels sont prioritaires dans l’adoption. Nous avons voulu essayer la GPA (ndlr : gestation pour autrui) avec une connaissance, mais c’est aussi très compliqué car c’est à nous de trouver les ovules extérieurs et une mère porteuse sans rétribution financière."

Le système est très mal fait

"La personne s’est finalement désistée et nous cherchons pour essayer la GPA à l’étranger, mais c’est encore très cher. On s’était fixé un budget de 70.000 , c’est comme un crédit hypothécaire, on a l’impression d’acheter un enfant… C’est dur à vivre. Pour des gens qui veulent fonder une famille comme tout le monde, ça ne devrait pas être si compliqué sachant qu’il y a tant d’enfants malheureux et des parents qui les abandonnent. Qu’on donne l’opportunité aux homosexuels d’adopter !"

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© Cavan Images – Getty Images

"Les homosexuels ont parfois plus d’amour à donner que certains parents hétérosexuels"

Du côté de Bruxelles, Connie est du même avis : "C’est trop compliqué et ça devrait être assoupli. Je pense que deux parents, homosexuels ou hétérosexuels, ont le droit d’avoir des enfants. Par expérience, je constate que les homosexuels ont parfois plus d’amour à donner que certains parents hétérosexuels qui maltraitent leur enfant biologique. De plus, je pense qu’à l’inverse, les hétérosexuels peuvent trop facilement avoir un enfant."

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© 10’000 Hours – Getty Images

"Aucun cadre légal en Belgique pour la GPA"

Le dernier débat de la semaine se termine à Cerfontaine, dans la province de Namur, avec Gilles : "C’est vraiment le parcours du combattant. Cela fait 11 ans que nous sommes en couple avec mon compagnon et nous avons voulu fonder une famille. Nous avons suivi toutes les démarches pour adopter, ce qui a pris beaucoup de temps, d’énergie, et d’argent. En Belgique, pour adopter un enfant en tant que couple homosexuel, il faut passer par des associations qui donnent des enfants au compte-goutte car il y en a très peu à adopter."

Dans notre cas, on était sur liste d’attente et ça a pris énormément de temps, d’argent et d’énergie, des efforts inutiles au final

"Nous avons pensé à la GPA, mais il n’y a aucun cadre légal en Belgique : si la mère décide au dernier moment de garder l’enfant, on ne peut faire aucun recours. Et pour avoir discuté avec plusieurs femmes, je peux tout à fait comprendre qu’après 9 mois, c’est difficile de se séparer d’un enfant qu’on a porté et beaucoup ne sont pas prêtes à cela. La GPA à l’étranger, ça coûte à nouveau très cher."

Nous vous invitons à poursuivre le débat sur notre page Facebook "C’est vous qui le dites" et à revoir l’émission sur Auvio. Nous vous donnons rendez-vous du lundi au vendredi de 9h à 10h30 sur VivaCité et La Une pour trois nouveaux débats.

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