C'est vous qui le dites

Du lundi au vendredi de 09:00 à 10:30 sur Vivacité

Plus d'infos

Suite aux absences des professeurs, faut-il dispenser les élèves de certaines épreuves ?

Faut-il dispenser de certaines épreuves de fin d’année des élèves qui n’ont pas pu suivre de nombreux cours en raison de l’absence de professeurs durant l’année scolaire ?

Des parents d’élèves s’inquiètent dans La DH ce matin à propos des examens que devront passer leurs enfants en cette fin d’année. Avec des absences de professeurs pendant parfois plusieurs semaines, toute la matière n’a pas pu être vue car, en raison de la pénurie des enseignants, ils n’ont pas été remplacés et les élèves seront alors handicapés lors des épreuves certificatives. En cas d’échec, ils menacent de recours. Faut-il dispenser de certaines épreuves de fin d’année des élèves qui n’ont pas pu suivre de nombreux cours en raison de l’absence de professeurs durant l’année scolaire ?

Bernard Hubien, secrétaire général de l'UFAPEC (l'Union francophone des associations de parents de l'Enseignement catholique) : " C'est le Conseil de classe qui est souverain dans la délivrance de l'attestation de la réussite. L'épreuve certificative externe, donc le CEB, CE1D ou le CESS, sont des épreuves organisées par la Fédération Wallonie-Bruxelles. L'échec à cette épreuve n'entraîne pas systématiquement l'échec de l'année. Dans la mesure où c'est le Conseil de classe qui prend la décision, sur base de l'ensemble des résultats, parce que ces épreuves certificatives externes n'envisagent pas tous les cours que les enfants et les jeunes ont eu. C'est donc le Conseil de classe qui doit délivrer l'attestation de réussite ou d'échec. Ce dernier va prendre en considération le fait que les enfants n'ont pas eu cours de langue, de math, de science pendant X semaine. Dans le cas où une question a porté sur une matière qui n'a pas été vue, il faut savoir que le Conseil de classe ne tiendra pas compte de l'échec à cette question-là ".

" Il n'y a pas de garantie que l'élève ne soit pas recalé ! "

Bernard Hubien affirme que ce n'est pas sûr que l'élève ne soit pas recalé : " Il n'y a pas de garantie que l'élève ne sera pas recalé mais, si c'est uniquement sur base du motif d'un échec sur des matières non vues, il est évident que les recours seront possibles. Je ne siège pas à la Chambre des recours mais j'encouragerais les parents à en déposer si c'est le cas. C'est-à-dire que l'échec de l'enfant est motivé uniquement par l'absence de réponses sur des questions portant sur des matières qui n'ont pas été vues en classe ".

" Les écoles n'ont pas l'autorité pour dispenser les élèves "

Bernard Hubien affirme également que les écoles n'ont pas le pouvoir de dispenser les jeunes : " Les écoles n'ont pas l'autorité pour dispenser les élèves des épreuves certificatives externes puisque, là, elles ne sont pas responsables de l'établissement des questionnaires. Mais, pour les épreuves internes, les contrôles ou les examens, l'école doit tenir compte du manque de cours. Il vaut mieux pour l'enfant, et pour sa famille, de voir où il en est plutôt que de le dispenser et que ça s'arrête là ".

Newsletter Vivacité

Recevez chaque vendredi matin les événements, concours et l’actu Vivacité.

OK