C'est vous qui le dites

Du lundi au vendredi de 09:00 à 10:30 sur Vivacité

Plus d'infos

Suicide de Maëlle, 14 ans : un ado au plus mal, ça se voit toujours ?

Il y a un an, la jeune Maëlle, 14 ans, se donnait la mort parce qu’une vidéo intime d’elle était diffusée par des adolescentes dans son école. Aujourd’hui, sa maman prend la parole pour la première fois alors que le procès des 3 accusées démarre. Elle alerte sur les signaux envoyés par les jeunes victimes de harcèlement.

Un ado au plus mal, ça se voit toujours ? C’est la question que l’on vous posait ce matin dans "C’est vous qui le dites".

Voici quelques moments forts de l’émission…

4 images
Suicide de Maëlle, 14 ans : un ado au plus mal, ça se voit toujours ? © SolStock – Getty Images

"On ne peut pas éviter de tels drames si l’ado ne parle pas"

Marie-Claude, une auditrice originaire de Mont-sur-Marchienne, dans la province de Hainaut, est intervenue à ce sujet sur notre antenne : "Mon mari et moi n’avons vu aucun signal. Nous avions remarqué une baisse de notes et une petite perte de mémoire qu’on a mis sur le compte de la fatigue, mais nous n’aurions jamais imaginé que notre fils était harcelé. Même l’école, alors qu’il était suivi par un centre PMS, n’a rien vu."

Je l’ai appris lors d’un repas de famille, par hasard

"Il s’est arrêté de manger et nous a dit : "Ma vie est complètement nulle et ne m’apporte plus rien du tout". Nous nous sommes décomposés sur place et avons remis en question son éducation. Nous avons téléphoné à un pédopsychiatre et mon fils a été hospitalisé pendant 6 mois. Il faut vraiment que l’enfant lance un signal ou malheureusement, qu’il passe à l’acte, pour qu’on se rende compte de ce qu’il se passe dans la vie d’un adolescent. Même en dialoguant énormément avec nos enfants, on n’a rien vu venir. On ne peut pas éviter de tels drames si l’ado ne parle pas."

4 images
Suicide de Maëlle, 14 ans : un ado au plus mal, ça se voit toujours ? © Justin Paget – Getty Images

"Les premiers responsables sont les réseaux sociaux"

Du côté de Bruxelles, Serge nous explique son point de vue sur la situation : "Je n’ai pas eu ce problème avec mes fils mais je pense que le dialogue est essentiel. Ça se voyait beaucoup plus vite avant quand ils allaient mal. Maintenant, les adolescents sont plus renfermés et les premiers responsables sont les réseaux sociaux, où on dit tout et n’importe quoi. Les parents doivent être plus attentifs. Ils ne doivent pas nécessairement lire les SMS de leurs enfants, mais voir certaines choses comme des signaux : les notes qui diminuent ou l’enfant qui reste tout le temps dans sa chambre par exemple. On peut aussi dialoguer avec les copains de classe, voir s’ils ont aussi le sentiment que l’ado ne va pas bien."

4 images
Suicide de Maëlle, 14 ans : un ado au plus mal, ça se voit toujours ? © FangXiaNuo – Getty Images

"Une bonne communication avec l’enfant dès son plus jeune âge"

Le débat se termine à Mons avec Christine : "Je pense que tout dépend de la relation entre l’enfant et les parents et surtout le tempérament de l’enfant. Il est impératif d’avoir une bonne communication avec l’enfant dès son plus jeune âge. Il doit comprendre que nous, parents, sommes des personnes de confiance, que nous serons toujours là pour lui. Nous sommes ses plus grands amis. Dès la maternelle, nous avons entrepris ce dialogue avec notre fils, et lorsqu’il a eu des problèmes, il nous a immédiatement parlé et nous avons donc pu intervenir. Malheureusement, j’ai l’impression que les enseignants préfèrent fermer les yeux de peur de voir apparaître le nom de l’école en gros titre dans les journaux."

Nous vous invitons à poursuivre le débat sur notre page Facebook "C’est vous qui le dites" et à revoir l’émission sur Auvio. Nous vous donnons rendez-vous du lundi au vendredi de 9h à 10h30 sur VivaCité et La Une pour trois nouveaux débats.

Newsletter Vivacité

Recevez chaque vendredi matin les événements, concours et l’actu Vivacité.

OK