C'est vous qui le dites

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Selon Jean de Liège : " Pour l'image de marque, accueillir un SDF, ça ne va pas ! "

L’auberge de jeunesse de Charleroi a refusé l’accès à un SDF à qui un couple voulait offrir quelques nuits. Une auberge de jeunesse a-t-elle raison de refuser un sans-abri ?

Un couple français de passage à Charleroi a fait la rencontre d’un sans-abri à qui ils ont souhaité offrir quelques nuits dans l’auberge de jeunesse de la ville. Le SDF n’aura pas pu profiter des installations car, écrit à l’appui, l’accès lui a formellement été interdit. Sur un papier à découvrir dans La Nouvelle Gazette ce matin, une animatrice de l’hostellerie écrit qu’elle refuse l’accès à un sans-abri. La direction qui commente la situation parle d’un problème d’hygiène ce que le couple nie totalement.

Une auberge de jeunesse a-t-elle raison de refuser un sans-abri ? C'est la question que l'on vous posait ce matin dans "C'est vous qui le dites".

À ce propos, pour Jean de Liège : " Dire que c'est une bonne ou une mauvaise décision, je trouve que c'est exagéré. Il s'agit d'une auberge de jeunesse, c'est une entreprise qui, au départ, est commerciale. Ce qui signifie qu'ils ont quand même une politique, qu'ils doivent soigner leur image de marque. C'est comme si vous ameniez ces SDF dans un hôtel cinq étoiles. Faites-le pour voir ce qui va se passer ! Parmi tous ces donneurs de leçon, combien ont déjà ouvert leur porte pour accueillir des SDF ? C'est là que je trouve que c'est de l'hypocrisie ! Un établissement hôtelier doit soigner son image de marque par la qualité de son service et par les gens qui fréquentent les lieux. S'ils ouvrent leurs portes et que tout le monde y a accès, ils vont se retrouver sans clientèle et ça sera la faillite ".

Chantale de Chiny ne partage pas l'avis de Jean. Pour elle, on parle avant tout d'une personne : " C'est un scandale ! On n'a pas le droit de mettre quelqu'un à la porte, de jeter un être humain à la rue. On ramasse les chiens dans la rue, on les pouponne et on rejette les êtres humains. Nous vivons dans une société pourrie, dans une société sale ". Carine de Tournai rejoint l'avis de Chantale. Selon elle, dans ce cas-ci, ce n'est pas non plus une question d'hygiène : " Dans les auberges de jeunesse, il y a du savon, des serviettes, des douches. Il suffisait de lui donner accès aux douches. Et ne me dites pas qu'ils ne savent pas lui trouver des vêtements de rechange. Je crois qu'ils savaient l'aider, c'est aberrant ! Il existe toujours des solutions ". Enfin, Patricia de Coxyde a le même sentiment : " Cela m'énerve et me fait grimper au plafond. Même s'il n'avait pas une hygiène impeccable, il suffisait simplement de le mettre sous la douche. Cette personne n'allait quand même pas mal se comporter ! ".

Voici le résumé du débat qui vous a le plus interpellé aujourd'hui.

Nous vous invitons à poursuivre le débat sur notre page Facebook "C'est vous qui le dites".

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