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Raoul : « La priorité est de déplacer les réfugiés de Bruxelles-Nord! »

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En raison des cas de gale et tuberculose constatés à la gare du Nord à Bruxelles, après De Lijn, les bus de la STIB et des TEC ne s’arrêteront plus non plus aux arrêts habituels. Déplacer les arrêts, c’est la bonne solution ?

C’est d’abord les arrêts des bus De Lijn qui ont été déplacés avant que la STIB et les TEC ne prennent la même décision. Plus aucun bus ne s’arrête à la gare du Nord à Bruxelles en raison des cas de gale et tuberculose qui ont été détectés à cet endroit où de nombreux migrants en transit vivent dans des conditions déplorables. Les passagers doivent maintenant utiliser un arrêt provisoire mis en place à 1km de la gare.

Déplacer les arrêts de bus, c’est la bonne solution ? C'est la question qu'on vous posait ce matin dans « C'est vous qui le dites ».

Raoul, un auditeur originaire de Herve, est intervenu sur notre antenne : « C'est le monde à l'envers ! Ce sont plutôt les gens qui squattent qu'on doit déplacer dans des centres, le service santé doit s'en occuper, ce n'est pas à nous, citoyens, de subir ! je viens de Herve et quand je vais me rendre sur Bruxelles, je vais perdre du temps parce que les arrêts sont déplacés. Et puis, même pour la vue, les autorités et le bourgmestre doivent faire quelque chose. Quand on accueille des réfugiés, on trouve des solutions donc pourquoi pour ces gens-là, des migrants en transit qui sont malades, on ne les place pas dans des centres ? En plus, quand on arrive sur place, on ne nous dit pas que les arrêts ont été déplacés et ceux qui arrivent qui ne connaissent pas la Ville sont perdus, ce n'est pas normal. La priorité est de déplacer les réfugiés ! »

"Ce qu'on voit à Bruxelles-Nord, c'est pire que dans un film d'horreur!"

Un auditeur qui a préféré intervenir sur notre antenne sous couvert de l'anonymat, travaille dans la gare du Nord de Bruxelles. Il ne mâche pas ses mots quant à cette situation qu'il qualifie de déplorable : «  J'ai peur d'attraper une maladie... J'ai travaillé dans le domaine du nettoyage pour la Ville et pour la Région et le personnel doit se protéger avec une salopette, des masques, etc. Il y a de la matière fécale partout, l'hygiène est plus que déplorable et c'est de pire en pire au fil du temps. Et puis il y a des personnes qui sniffent de la colle constamment et vous approchent ; il faut avoir du courage... Et ça peut marquer les gens qui passent par là. J'ai vu quelqu'un, la jambe amputée, dans une chaise roulante et le sang coulait le long de sa jambe... La crainte est là... Et ça devient une zone de non-droit. Et puis, un autre problème aussi est que certaines personnes s'approprient ce territoire pour en faire des zones dangereuses. Enfin, nous, c'est notre travail, on a des combinaisons mais qui sont basiques et c'est un minimum de la porter ! Si vous avez l'occasion de pouvoir y aller, vous aller voir des choses parfois pires qu'un film d'horreur ! Donc je comprends que les chauffeurs de bus ne veuillent plus y passer ! En plus, ce n'est pas une belle image de Bruxelles surtout avec le nombre de touristes qui passent par là ; ça pue et il fait sale donc c'est mieux de les éloigner ! »

Enfin, Frédérique conclut le débat depuis Héron. Il travaillait auparavant en tant qu'agent à la STIB et s'est livré sur notre antenne : « C'est déplorable de voir qu'en 2019, les citoyens risquent leur vie à cause de maladies enrayées ici et ce, à cause de l'État ! De plus en plus de gens viennent chez nous, il faut prévoir une protection de la population ! [...] Nous, en tant que population et victimes, on doit faire face à des gens avec des maladies contagieuses ? Et nos droits de l'homme, ils sont où?! il faut simplement mieux gérer la situation et c'est à l'État à s'en charger ! Pour leur sécurité et pour la nôtre, il faut mettre ces réfugiés en quarantaine. »

Nous vous invitons à poursuivre le débat sur notre page Facebook « C'est vous qui le dites ».

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