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Près d'un militaire sur deux pense à quitter la défense... Y a-t-il un malaise dans l'armée ?

Dans La DH de ce matin, on découvre ce chiffre :  45% des militaires en rue voulaient démissionner. Près d’un militaire sur deux pensait à quitter la Défense… Y a-t-il un malaise à l’armée ?

Alors que hier, la décision a été prise de baisser le niveau de la menace de 3 à 2, les militaires vont progressivement quitter les rues. Voilà trois ans que l’opération homeland a été déclenchée avec un impact sur la vie des militaires : 69% déclarent que cette mobilisation a eu un impact négatif sur le vie privée et 45% disent vouloir quitter la Défense. Près d’un militaire sur 2 pensait à quitter la Défense… Y a-t-il un malaise à l’armée ?

Dimitry Modaert, dirigeant responsable du SLFP Défense : " Dans le cadre d’Homeland, au fur et à mesure du temps, il y a réellement un malaise qui s’est créé. Dans un premier temps, nous étions partisans, il était tout à fait nécessaire de déployer des militaires dans les rues pour permettre au pays de se remettre en place et de lutter contre ce niveau de menace. Mais, petit-à-petit, avec la prolongation de la durée de cette mission et la façon dont c’est organisé, le personnel déployé dans les rues s’est vu confronté à toute une série de problèmes. "

Cette enquête qui concerne uniquement les militaires déployés dans les rues soulève un problème d'organisation et de communication.  " On s’est rendu compte que cette mission est très loin des missions à l’étranger bien planifiées. Cette enquête a mis en évidence une problématique de planning : il y a toute une série de changements qui, à la fin, usent l’entourage du militaire qui, pourtant, doit avoir un esprit sain dans un corps sain pour son métier. Le problème de communication est une autre raison pour laquelle les chiffres étaient aussi catastrophiques. "

Un militaire sur deux pense à quitter la Défense, ce chiffre n’est pas sans impact sur l’organisation des misions pour demain. " On remarque déjà pas mal des difficultés malheureusement au niveau du recrutement. Et on remarque aussi pour le personnel qui reste, on parle surtout des jeunes, un taux d’attrition très élevé qui pose un problème pour le remplacement du personnel qui d’un autre côté va partir petit-à petit à la pension. "

Il y aurait aussi une motivation financière, une prime allant jusqu'à 3.000€ : " Ce chiffre-là a été calculé sur base d’un militaire déployé non-stop 24h/24, du premier au dernier jour du mois, donc c’est un montant tout à fait logique. Même si, au total, en calculant, on peut dire clairement que, par rapport à d’autres secteurs, les militaires représentent une main-d’œuvre extrêmement bon marché. C’est pour ça que les militaires qui ont connu que Homeland depuis leur arrivée (depuis trois ans) au sein de la Défense, demain, vont arriver dans une toute autre logique et revenir à la nature première du métier de militaire : la vie en quartier, l’entraînement, un déploiement à l’étranger par rapport aux décisions prises par le Gouvernement. "

Si les militaires en rue restent à leur poste alors qu'ils n'en peuvent plus, c'est parce que " il est très difficile de changer d’affectation dans un premier temps. Le militaire est mis en place, au débat, par rapport à la place qu’il a convoitée en entrant à la Défense. Le but est qu’il reste opérationnel. Il pourrait quitter, malheureusement, l’organisation (même s’il y a une tendance à couper les robinets). Mais on peut difficilement imaginer de laisser un militaire dans une opération telle que Homeland qui au niveau de la tête n’est plus vraiment dans l’esprit de rester opérationnel. "

Maintenant que la menace terroriste est descendue au niveau 2, on passe de 1.800 militaires à 1000. Le SLFP Défense attend encore pour savoir comment répartir ce nombre.

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