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Pourquoi le SIAMU refuse de transmettre des documents au parlement bruxellois ?

Pourquoi les pompiers de Bruxelles refusent de transmettre des documents au parlement bruxellois alors que des dysfonctionnements dans l’organisation ont été détectés et que les députés veulent éclaircir la situation ?

Alors que de nombreux dysfonctionnements ont été détectés dans la gestion du SIAMU - le service d’incendie et d’aide médicale urgente en région bruxelloise - le parlement bruxellois a demandé un accès à certains documents afin de faire la lumière sur différents points mais la lecture de ces documents ne pourrait être validée par le SIAMU qu’à condition de pouvoir y supprimer certaines informations, que les députés signent un accord de confidentialité, qu’ils lisent ces documents dans un local fermé, sans aucun matériel susceptible de les copier et sous la surveillance d’un membre du personnel. Pourquoi les pompiers de Bruxelles refusent de transmettre des documents au parlement bruxellois alors que les députés veulent éclaircir la situation ?

Vincent De Wolf, Chef de groupe MR au parlement bruxellois : " Le siamu est sous l'autorité directe de tutelle de la ministre Jodogne et du gouvernement bruxellois et, eux, ils n'ont pas d'autonomie. J'ai donc demandé, au nom des parlementaires à plusieurs reprises, des documents qui sont des procès verbaux des conseils de direction c'est-à-dire du conseil d'administration du SIAMU. Il n'y a pas de documents plus évidents à produire que ceux là. Ce sont ces documents qui nous permettront de voir qui a pris les décisions, qui a dit quoi et pourquoi il y a eu tant de dysfonctionnements graves au sein du SIAMU. Maintenant, cela fait presque 6 mois qu'il y a une sorte de tragi-comédie et qu'on refuse de transmettre ces documents. Le gouvernement a demandé à la CADA, la Commission d'Accès aux Documents Administratifs, de donner son avis. Cette dernière s'est déclarée incompétente parce que des parlementaires ont, bien sûr, le droit d'avoir des documents qui appartiennent à l'administration ".

Pour Vincent De Wolf, il ne s'agit pas de documents confidentiels ou sensibles : " Il s'agit de réunions du conseil de direction. Nous ne demandons pas d'avoir des réunions lorsqu'elles concernent des éléments de disciplines ou qui touchent à des éléments du personnel. On demande simplement à avoir des PV habituels des comités depuis 5 ans parce que, c'est là, qu'on détermine des proportions, des cadres et qu'on prend des décisions qui, ont posé des problèmes assez graves comme la presse a pu le relever. Le pire, c'est que la lettre que le patron du SIAMU nous a envoyé dit qu'ils vont d'abord, en accord avec le cabinet de la ministre et avec eux, biffer tous les noms et les éléments qu'ils veulent voir supprimé. Dans l'affaire du Samusocial, on a eu affaire à tous les documents. On a pu faire la clarté et la vérité. Donc, c'est tout à fait inacceptable et j'ai dénoncé ça très clairement lors de la réunion de la commission. Nous avons mis maintenant le gouvernement face à ses responsabilités. J'attends dans les jours qui viennent la communication de ses pièces sinon, je demanderai une commission d'enquête ".

En ce qui concerne ce que le SIAMU voudrait éventuellement cacher, Vincent De Wolf ne désire pas s'avancer : " Je ne donne jamais d'idées ou de préjugements sans savoir mais, si on n'a rien à cacher, pourquoi tant trainer, pourquoi faire tant de difficultés ? Pourquoi consulter un avocat qui met 14.000 verrous pour communiquer une pièce ? Ce ne sont que des documents officiels auxquels nous avons le droit d'avoir accès. Ensuite, nous ferons notre travail et nous pourrons tirer des conclusions et prendre des décisions pour aider demain les pompiers à mieux travailler à bruxelles ".