C'est vous qui le dites

Du lundi au vendredi de 09:00 à 10:30 sur Vivacité

Plus d'infos

Plusieurs coiffeurs annoncent qu’ils travailleront au noir : comprenez-vous cette décision ?

"C’est la fermeture de trop". Voilà les mots ce matin de Patrick Dumont, vice-président de l’Union des coiffeurs belges qui donne aussi une vue très claire sur l’état d’esprit de ses troupes pour les prochaines semaines. Oui, des coiffeurs vont travailler au noir. Non, ils ne s’en cachent plus. Non pas, explique Patrick Dumont, par envie de défier les mesures sanitaires, mais simplement parce que les coiffeurs ont l’impression que la santé ne prime plus dans les décisions. Le son de cloche est d’ailleurs le même chez certains tatoueurs, où l’on craint que ce soit parfois la seule solution pour éviter les faillites.

Ce travail au noir, est-ce que vous le comprenez ? C’est la question que l’on vous posait ce matin dans "C’est vous qui le dites".

Voici quelques moments forts de l’émission…

3 images
Plusieurs coiffeurs annoncent qu’ils travailleront au noir : comprenez-vous cette décision ? © simonlong – Getty Images

"Il y avait déjà des personnes qui travaillaient au noir lors du premier confinement"

Olivier, un auditeur originaire de Charleroi, est intervenu à ce sujet sur notre antenne : "Je suis coiffeur et je trouve que c’est impossible de survivre autrement. Lors du premier confinement, je sais qu’il y avait déjà des personnes qui travaillaient au noir. Aujourd’hui, on en parle plus de pandémie pour les coiffeurs, on parle de drame humain. Ce drame, ce sont des personnes qui se sont enlevées la vie et des personnes qui doivent travailler pour nourrir leurs enfants et ne pas finir à la rue. C’est notre réalité actuellement. Travailler au noir, c’est devenu une nécessité. Et je pense sincèrement que ça n’intéresse pas les politiciens d’aider les coiffeurs et tous les autres métiers de contact."

3 images
Plusieurs coiffeurs annoncent qu’ils travailleront au noir : comprenez-vous cette décision ? © alvaro gonzalez – Getty Images

"C’est normal, les gens doivent survivre"

De son côté, à Bruxelles, Fernandez conclut le débat : "On se concentre sur les métiers de contact, mais il y a d’autres métiers qui n’ont pas d’autre choix que de travailler au noir pour survivre à la crise. Je suis un indépendant, je place et je fabrique des enseignes lumineuses. Je suis bloqué depuis plus d’un an, mon activité est à l’arrêt et les 1200  que je reçois servent tout juste à payer mon loyer, rien d’autre. Je ne sais pas faire du noir car les commerces sont fermés. Le travail au noir existe depuis très longtemps et on s’en accommode. C’est normal, les gens doivent survivre. Nous avons des frais fixes, des loyers, nos assurances, etc, et nous devons puiser dans nos réserves. À un moment, que pouvons-nous faire de plus ?"

Nous vous invitons à poursuivre le débat sur notre page Facebook "C’est vous qui le dites" et à revoir l’émission sur Auvio. Nous vous donnons rendez-vous du lundi au vendredi de 9h à 10h30 sur VivaCité et La Une pour trois nouveaux débats.

Newsletter Vivacité

Recevez chaque vendredi matin les événements, concours et l’actu Vivacité.

OK