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Pierre Ménès a soulevé la jupe de Marie Portolano : est-ce une attitude, une mentalité encore courante ?

Pierre Ménès, consultant foot pour Canal +, est au cœur d’une polémique après la diffusion du documentaire " Je ne suis pas une salope, je suis une journaliste " de Marie Portolano sur la face cachée des médias sportifs. C’est plus particulièrement un extrait qui n’a pas été diffusé initialement qui pose problème. Depuis, C8 a montré les 3 minutes concernées. La journaliste revient face à Pierre Ménès sur le moment considéré comme du harcèlement sexuel, où il a soulevé sa jupe sur un plateau, face au public et aux équipes alors que les caméras ne tournaient pas. Il ne se souvient pas de ce moment, dit être désolé si elle a été humiliée et ajoute qu’il a été embauché parce qu’il est un personnage, que s’il ne peut plus chambrer une femme parce que c’est une fille ça le choque.

C’est une attitude, une mentalité encore malheureusement courante ? C’est la question que l’on vous posait ce matin dans "C’est vous qui le dites".

Voici quelques moments forts de l’émission…

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Pierre Ménès a soulevé la jupe d’une journaliste : est-ce une attitude, une mentalité encore courante ? © Getty Images/Image Source

"Les femmes veulent se faire respecter"

Joe, un auditeur originaire de Saint-Gilles, est intervenu à ce sujet sur notre antenne : "C’est malheureusement une mentalité encore courante aujourd’hui. L’époque doit changer, les femmes veulent se faire respecter et il n’y a rien de drôle à soulever des jupes. Vendredi dernier, je suis resté choqué sur mon lieu de travail. Il y a énormément de passage et on sert du café et de la nourriture à un comptoir. J’étais en binôme avec une jolie femme et je voyais bien que certains hommes venaient plusieurs fois prendre du café."

Ils ne disaient rien mais ils l’observaient avec des regards pervers, obscènes et malsains

"Je me suis remis en question en rentrant chez moi. Je me suis demandé si j’avais déjà eu cette attitude face à une femme. Je pense que c’est surtout un souci d’éducation, on reproduit des comportements qu’on voit. Mais cette attitude fait du mal aux femmes, et je n’aimerais pas être une femme. Vendredi, j’avais honte d’être un homme."

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© vincent besnault - Getty Images

"Il suffit de remettre les gens à leur place"

Enfin, Huguette de Watermael-Boitsfort conclut le débat : "Je suis sidérée d’entendre parler de ce moment avec des termes comme "harcèlement" et viol", qui me semblent beaucoup trop forts. Je ne trouve pas que ce soit si grave que ça et à mon époque, il suffisait de remettre les gens à leur place. Pierre Ménès a agi devant le public, devant les équipes et sa femme est au courant. Tout le monde sait qu’il est lourd, et alors ? Il suffit de le remettre à sa place. Marie Portolano l’a frappé, il n’a pas été plus loin et pas il n’y a pas besoin d’en reparler."

Nous vous invitons à poursuivre le débat sur notre page Facebook "C’est vous qui le dites" et à revoir l’émission sur Auvio. Nous vous donnons rendez-vous du lundi au vendredi de 9h à 10h30 sur VivaCité et La Une pour trois nouveaux débats.

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