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Pierre : " Ceux qui font grève, c'est pour se décharger de leur travail "

La CGSP a programmé une grève intersectorielle mardi prochain pour protester, entre autres, contre les modifications des calculs des pensions des agents du secteur public. Mais d’autres syndicats ne comprennent pas ce mouvement et estiment qu’une grève est prématurée à ce stade des discussions… Est-ce que la grève n’est pas un automatisme un peu rapide chez nous ?

Tensions entre les différents syndicats autour de la grève de mardi prochain. " En l’état actuel des choses, il n’était pas justifié de faire grève ", c’est la réaction du SLFP que l’on peut lire dans La DH ce matin.  Si le problème concerne la modification des calculs des pensions des agents du secteur public et la question de la pénibilité du travail, en dehors de la CGSP, il est estimé que ce n’est pas le bon moment pour faire grève car des discussions sont en cours concernant le projet de loi… Au SNI, il est estimé que la discussion doit passer avant la contestation… Est-ce que la grève n’est pas un automatisme un peu rapide chez nous ?

Pierre de Liège est syndiqué à la FGTB et il est bien content d'avoir un syndicat pour le défendre mais il trouve qu'on fait grève un peu trop rapidement : " Faire grève est un droit fondamental, ça sert à faire changer les choses de temps en temps mais il faut quand même avouer qu’en Belgique, ça devient un sport national ! "

La grève de mardi n’est pas inutile mais " c’est encore une fois prendre le pays en otage, ça va mettre un désordre pas croyable dans tout le pays. Les conducteurs de véhicules vont encore être embêtés. Il y a des grèves un peu toutes les semaines. Il suffit de voir les TEC avec les bus, la SNCB, la STIB, les gardiens de prison... Ça devient un peu exagéré. "

Ce n’est donc pas la cause de la grève qui gêne Pierre mais bien le nombre de débrayages qui ne cesse d'augmenter : " Ça devient un automatisme, on entre en grève directement pour un oui ou pour un non. C’est souvent, une manière, pour eux, de se décharger de leur travail. Ils ont tous l’impression de se faire avoir, de ne pas obtenir ce qu’ils veulent, alors s'il faut faire 15 grèves par an à la place d’en faire 12, on en fera 15. Et la prochaine fois, on en fera 20 ! Jusqu’à ce qu’on bloque tout le pays pendant la moitié de l’année. Je suppose quand même que certains respectent le mot "grève" mais je connais quelques chauffeurs au TEC qui sont bien contents d’avoir plusieurs grèves par an ! "

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