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Peur de Bruxelles : la police vous répond

Pour la deuxième fois en cinq jours, des émeutiers, jeunes, ont déclenché le chaos au centre de la capitale. Re-casse et re-pillage. Faut-il avoir peur de Bruxelles ?

Samedi soir, 300 émeutiers après la qualification du Maroc. Hier, à nouveau des centaines de personnes réunies Place de la Monnaie à l’appel d’une star française des réseaux, un certain Vargass92. Il avait demandé à ses fans de ne pas courir " parce que les policiers vont m’évacuer à la seconde ". Et pourtant… Quand la police l’a approché, c’est reparti. Vitrine de la bibliothèque flamande bombardée, on voit des jeunes lancer un panneau de signalisation dans une voiture, véhicule ravagé et à nouveau des pillages. Un patron de magasin de baskets disait hier à la RTBF : " À Bruxelles, on peut piller ". Hier, le bourgmestre de Bruxelles était fier de l’intervention : " On n’a pas tergiversé ". 31 arrestations. La NVA, elle, veut mettre de l’ordre. Hier, Jan Jambon disait : " Si on regarde les images, on voit un certain type de jeunes ".

Olivier Slosse, porte-parole de la zone de police Bruxelles Capitale Ixelles revient sur ce qu'il s'est passé hier : " À 15h, on avait connaissance de cet événement qui nécessite une autorisation préalable (ce qui n’était pas le cas). Notre approche classique c’est d’aller voir, d’avoir un premier contact avec les gens qui sont sur la voie public en train de faire leur activité et de vérifier leur objectif, la durée et le genre d’activité qu’ils veulent faire. "

Ce premier contact est effectué par des personnes qui sont sur le terrain, même le week-end, et qui sont habillées en tenues civile. Hier, une centaine de policiers sont intervenus et ont arrêté 31 personnes dont 3 personnes sont encore en détention. Cela s'explique par les deux types de privation de liberté : "La privation de liberté judiciaire compte pour les personnes qu’on peut lier à des actes qui sont des délits, pour lesquelles on peut prouver qu’il y avait dégradation, vol, coups et blessures… Les arrestations administratives sont réservées aux gens qui, de par leur comportement, portent atteinte à l’ordre public, à la tranquillité publique ou qui s’apprêtent à commettre des délits. On peut les priver de liberté le temps nécessaire au rétablissement de l’ordre public. "

Malgré de nombreuses arrestations, les dégâts sont importants : " Il y une vitesse d’exécution chez les auteurs, il y a une masse de personnes à gérer. Il faut exécuter des manœuvres coordonnées avec d’autres unités. Une fois qu'on évacue et qu’on met un terme aux comportements là-bas le grand groupe se disloque en tout petits groupes qui prennent la fuite dans les rues avoisinantes. Donc là, a suivi la deuxième partie de l’opération : les privations de liberté. Comme il y a un petit délai entre les deux, il y a un moment pour ce genre d’actes malheureusement. "

Olivier Slosse se veut rassurant, il ne faut pas avoir peur de Bruxelles. Le risque de réplique est pris en considération mais c'était déjà pris en considération avant les émeutes : " Bruxelles c’est une ville, une capitale et en plus on est 2017. Donc il y a beaucoup d’activités dans le centre-ville, il y a beaucoup de gens qui viennent, il y a des activités spontanées. On a en permanence des gens qui prennent contact avec des gens qui se prépare à faire quelque chose de festif ou qui a un impact sur l’ordre public. "

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