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Patrick : " Quand il n'y a plus rien à faire, foutez-nous la paix ! "

Geoffrey a laissé son épouse se nécroser vivante parce qu’elle lui avait demandé de la laisser mourir. Il est aujourd’hui poursuivi au tribunal. Faut-il respecter une telle volonté ?

L’épouse de Geoffrey a été sauvée car sa mère a prévenu les secours. Aujourd’hui, Geoffrey se retrouve au tribunal, accompagné de son épouse qui confirme la version. Elle lui a demandé de ne plus s’occuper de lui, l’histoire est à lire dans La Nouvelle Gazette.  À l’arrivée des secours, elle souffrait d’escarres profondes et infectées, un bassin dévoré par la nécrose, une fracture ouverte au coude et baignait dans son urine et ses excréments. " Je ne voulais pas qu’on me soigne ni qu’on fasse ma toilette, je voulais rejoindre mon grand-père qui est décédé " ; voilà comment elle explique la situation. Faut-il respecter une telle volonté ?

C'est un témoignage particulièrement poignant que Patrick de Opwijk (Brabant flamand) nous a livré ce matin. Sur ce débat, " il faut surtout qu’on discute en couple de tout ce qu’il faut faire. Quand il y a une décision, il ne faut plus qu’on aille voir un notaire ou n’importe qui d’autre mais qu'on décide qu’il n’y ait pas d’acharnement thérapeutique, s’il vous plaît. La médecine a énormément évolué mais il ne faut pas être contre les médecins et il ne faut pas être contre les gens. Quand on est un couple très amoureux, on prend une décision et puis, voilà, c’est terminé ! "

Il faut discuter, écouter mais surtout comprendre

Patrick estime tout de même que " ce monsieur a perdu les pédales à un moment donné. Je suis sûr qu'il a souffert de voir souffrir quelqu’un. Il faut communiquer avec les gens. "

C'est très ému, que Patrick nous explique vouloir être euthanasié : " C’est ma demande, j’ai discuté avec ma femme et on va prendre la décision. Je suis un grand cardiaque et je ne veux pas passer encore et encore sur le billard. Tant qu’on peut vous sauver et vous améliorer, d’accord mais quand il n’y a plus rien à faire, foutez-nous la paix ! "

C'est un vrai cri du cœur que Patrick lance, il faut discuter avec ses proches et surtout comprendre la décision : " On vient encore de me sauver une fois par de bons médecins. Si ma femme n’avait pas été là, je crois que je n’aurais plus été là. On en discute assez souvent et elle voit nos réactions. Il faut surtout aider les gens qui sont dans le besoin. Et si tout le monde pouvait comprendre ça, je crois que le monde irait beaucoup mieux ! "

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