C'est vous qui le dites

Du lundi au vendredi de 09:00 à 10:30 sur Vivacité

Plus d'infos

Monique : " Laissez les enfants dans l'insouciance, on ne se définit pas transgenre à 4-5 ans "

Monique
Monique - © Tous droits réservés

Pour la première fois, Mattel vient de lancer des poupées ni fille, ni garçon, elles sont non genrées. Les enfants ont besoin de telles poupées ?

60 ans après avoir lancé la poupée Barbie, Mattel vient de dévoiler une nouvelle gamme qui ne représente ni une fille, ni un garçon, ce sont des poupées non genrées à destination de tous les enfants, filles, garçons ainsi qu’à ceux qui se définissent transgenre. L’enfant choisit de mettre des cheveux courts ou longs sur la poupée et l’habille avec les vêtements qu’il souhaite. Le Président de l’entreprise explique que la marque ne fait pas de politique, que leur rôle est de stimuler l’imagination.

Les enfants ont besoin de telles poupées ? C’est la question que l’on posait ce matin dans " C’est vous qui le dites ".

Pour Monique de Woluwe-Saint-Lambert, la réponse est non : " Dans le temps, les poupées n’avaient pas de sexe. Je vais avoir 80 ans et j’ai un garçon et une fille. À l’époque, mon fils avait une poupée action man et ma fille avait une Barbie. Mon fils jouait à la poupée Action Man et ma fille employait la boîte à outils de mon fils. Mes parents étaient outrés parce que, soi-disant, elle devait jouer avec une poussette et une poupée. Les jouets allaient de l’un à l’autre et je laissais faire. S’il vous plaît, laissez grandir vos enfants dans l’insouciance… On ne se définit pas transgenre à 4-5 ans. On ne joue pas à la poupée à 15-16 ans, c’est fini. Actuellement, il y a le sexe, l’argent et le paraître qui dirigent toute notre société, il n’y a plus que ça ! Laissons l’insouciance des enfants, ne devançons pas leurs désirs. Chaque chose vient en son temps. Laissons-les découvrir le sexe petit à petit. On veut faire grandir les enfants. Un enfant va s’identifier. Il n’y a pas besoin, ce sont les adultes qui mettent ça. On a fait tout à coup une poupée qui avait un sexe masculin. Qu’est-ce que ça a changé ? ! Une poupée, c’est une poupée ! "

" C’est à l’enfant de faire son choix "

Lucie de Braine-l’Alleud : " Ce n’est pas utile parce que je pars du principe que le jeu avec l’enfant, quelle que soit la fille, permet de découvrir, de se remettre en question et de poser des questions. Une poupée peut avoir un attribut masculin ou féminin et ça va permettre à l’enfant de découvrir son anatomie et de pouvoir poser des questions à son camarade, à son papa, à sa maman… J’ai le sentiment que faire une poupée non genrée, c’est mettre un pansement sur des problèmes sociétaux et justement éviter de communiquer, d’expliquer ces choses à ses enfants. Ça évite de devoir poser des questions. L’enfant transgenre va devoir se poser des questions, doit pouvoir observer l’anatomie : est-ce que j’ai la même chose ? Est-ce que ça me plaît ? Et donc, ouvrir le débat. Ce n’est pas une réponse que de cacher. Un enfant transgenre, au départ, a un sexe. Il faut qu’il puisse se poser des questions et ne pas mettre de sexe, c’est enlever le problème. Je n’achèterai pas cette poupée. Mon fils joue avec des dînettes et il s’éclate avec ça. C’est à l’enfant de faire son choix. "

Du côté de Huy, Carine est la seule auditrice à ne pas être dérangée par ces poupées non genrées, elle trouve ça plutôt bien que les enfants puissent choisir le sexe.

Nous vous invitons à poursuivre le débat sur notre page Facebook "C’est vous qui le dites".

Newsletter Vivacité

Recevez chaque vendredi matin les événements, concours et l’actu Vivacité.

OK