C'est vous qui le dites

Du lundi au vendredi de 09:00 à 11:00 sur Vivacité

Plus d'infos

Mohamed : " La décision de la direction est une bonne tactique dans un premier temps "

Malgré un soupçon d’abus sexuel sur une enfant de 4 ans lors d’une classe verte, une école de Forest a envoyé un deuxième groupe d’élèves au même endroit sans en avertir les parents. À ce jour, aucun suspect n’est identifié… Personne ne sait si les faits concernent l’encadrement de la classe verte ou de l’école… Dans ces conditions, auriez-vous voulu savoir ?

Des parents d’élèves d’une école communale de Forest ont été reçus à l’hôtel de ville pour tenter de comprendre pourquoi l’école a décidé de tenir secret un soupçon d’abus sexuel sur une élève de 4 ans. Les faits se sont déroulés en novembre lors d’une classe verte en région liégeoise. Au retour du séjour, l’enfant se plaint d’actes abusifs et est emmené à l’hôpital où les suspicions sont confirmées. Les parents en informent l’école, une enquête est lancée. Le lendemain, un nouveau groupe part en classe verte au même endroit, sans qu’aucun parent ne soit informé de la situation. Ils n’ont appris la nouvelle que récemment par un mail anonyme. À ce jour, aucun suspect n’est identifié… Personne ne sait si les faits concernent l’encadrement de la classe verte ou de l’école… Dans ces conditions, auriez-vous voulu savoir ?

Mohamed de Leuven, père d'enfants en primaire et à l’université, fait confiance à l’école : " J’ai un très bon contact avec l’école et la direction. Je leur fais confiance. L’école est responsable de ce qu’il se passe : il y a un accord de confiance entre moi et l’école.  Donc du point de vue de la responsabilité, c’est l’école. "

Même s’il n’y a que des soupçons d'abus sexuel, Mohamed souligne que " la fille a parlé de ça dès son retour. S’il y avait eu quelque chose avant, elle en aurait parlé. Un enfant, surtout de 4 ans, est assez spontané. Surtout si on lui donne l’occasion de parler. Ici elle a parlé. C’est quelque chose qui s’est passé dans ses classes vertes. "

La décision de la direction de l’école de taire les soupçons pour éviter un effet de panique "est une bonne tactique dans un premier temps. L'effet de panique peut permettre à la personne coupable de mieux se protéger et de se dissimuler ".

Mohamed estime que les parents sont révoltés parce qu’ils " sentent leur confiance abusée. Pour eux, ça veut dire que mon enfant n’est pas en sécurité dans votre école. Je me rappelle quand mes enfants sont partis en classes de neige, les profiteurs ont dit que si les enfants s’écartent, c’est leur responsabilité. Non, non, non, non, non ! J’étais tellement fâché par cette attitude. Il faut tenir à l’œil tous les enfants de bas-âge. Il faut les contrôler ! "

Newsletter Vivacité

Recevez chaque vendredi matin les événements, concours et l’actu Vivacité.

OK