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Marie-France Adnet, porte-parole de Walibi : "Notre festival est organisé en toute légalité !"

Marie-France Adnet porte-parole de Walibi "on n'a pas de passe droit"
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Marie-France Adnet porte-parole de Walibi "on n'a pas de passe droit" - © ERIC LALMAND - BELGA

Walibi est la cible de nombreuses critiques sur les réseaux sociaux après avoir annoncé l’organisation d’un festival accueillant 150 concerts sur 4 scènes pendant les vacances de La Toussaint. Les commentaires qui visent le parc dénoncent l’organisation d’un tel événement alors que les règles sont à nouveau durcies. De son côté, le parc est heureux de participer à la survie du monde culturel en faisant travailler plus de 1000 personnes sur ce projet, en respectant de manière stricte les mesures imposées par le Fédéral. Quand rien n’est organisé, ça râle. Quand quelque chose est organisé, ça râle.

Rien n’est plus bon en ce moment ? C'est la question que l'on vous posait ce matin dans "C'est vous qui le dites". 

Voici quelques moments forts de l'émission… 

"Nous agissons dans un cadre légal !"

Marie-France Adnet, porte-parole de Walibi, est intervenue en tant qu'experte sur notre antenne : "Nous ne pouvons pas organiser des choses sur un coup de tête donc ce qui est sûr, c'est que l’organisation de cet événement s'effectue aux côtés des autorités compétentes de Wavre qui nous ont donné l'autorisation de faire ce festival. Quand nous organisons un événement, nous le faisons dans le cadre légal du protocole de base pour les secteurs culturels édicté par l’administration générale de culture de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Nous respectons donc tout ce qui est dit dans ce protocole et agissons dans un cadre légal."

Au niveau du protocole de base, on est dans le respect total des mesures.

Quant aux critiques sur les réseaux sociaux, Marie-France Adnet pense "qu'il y a une mauvaise compréhension des choses et j'ai l'impression que sur les réseaux sociaux, nos visiteurs pensent que pendant les vacances d’automne, nous allons organiser un festival comme on peut l'avoir dans l'imaginaire collectif or il y aura un quota de personnes acceptées - et je rappelle que nous sommes toujours à 30% de notre capacité d'accueil - et il y aura aussi un quota pour les scènes. Nous respectons évidemment les mesures sanitaires prises par le gouvernement. Un parc est un expert dans le flux de visiteurs et dans le cadre de ce festival, il y aura un nombre limité de personnes à chaque concert et les gens seront assis à des tables avec uniquement leur bulle. Il y aura une entrée et une sortie et le service se fera à table pour empêcher les mouvements pendant les concerts. Au niveau du protocole de base, on est dans le respect total des mesures. On conseille d'ailleurs de réserver car le nombre de spectateurs est limité dans le parc et dans les concerts."

"Ils ont des passe-droits, j'en suis sûr !"

Nous restons à Wavre, là où se trouve le parc d'attractions, où Pierre témoigne : "Walibi, c'est un peu l'État dans l'État... Ils sont toujours au-dessus des règles, ils obtiennent des dérogations depuis des années et se permettent des nuisances sonores et environnementales. Je ne suis pas sur les réseaux sociaux mais je comprends le ras-le-bol des gens. On est actuellement dans une recrudescence du virus et Walibi organise ce genre de festivité ? Je connais l'endroit, on y est en contact rapproché avec tout le monde ! Organiser un festival actuellement, c'est dangereux et c'est un très mauvais signal. Vous allez voir que ça va aller de restriction en restriction et que si on veut éviter le lockdown général, je pense qu'on doit se montrer raisonnable. Je les connais et je ne pense pas que les mesures de sécurité vont être respectées, ils ont des passe-droits, j'en suis sûr ! Et ici encore, je pense que ça va déborder, je le vis d'année en année, je sais que quand ils organisent quelque chose, il y a toujours des débordements..."

"Je comprends les attaques parce qu'il y a une certaine injustice"

Enfin direction Huy, en province de Liège, où Karl, qui exerce le métier de forain, nous donne son avis : "Je comprends les attaques à l'égard de Walibi parce qu'il y a une certaine injustice : eux peuvent travailler depuis des mois mais nous pas ! Même quand la situation sanitaire était correcte, nous ne pouvions pas travailler. On a voulu monter une foire à 1€ à Statte (ndlr. Quartier de Huy) sur un site privé, hors de la ville, avec des vigiles où tout est contrôlé et délimité par des barrières et on nous a interdit d'ouvrir ! Mais Walibi, lui, reste ouvert, vous trouvez ça normal ?! En plus, les vrais organisateurs de festival ne peuvent pas en organiser mais Walibi oui ? C'est injuste !"

Nous vous invitons à poursuivre le débat sur notre page Facebook "C’est vous qui le dites" et à revoir l'émission sur Auvio. Nous vous donnons rendez-vous du lundi au vendredi de 9h à 10h30 sur VivaCité et La Une pour trois nouveaux débats.

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