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Marc, dont le fils a été abusé : "J'ai fait confiance à la justice... À refaire, j'égorge le coupable !"

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Un homme soupçonné d’actes pédophiles dans un parc aux Pays-Bas a été tué par cinq hommes, dont le père de la fillette, sous les yeux des passants. Vous soupçonnez un acte pédophile sur un enfant, vous réagissez comment ?

Samedi, dans une plaine de jeux aux Pays-Bas, un homme de 32 ans - qui avait déjà été aperçu à plusieurs reprises dans le parc - a été tué par cinq hommes, dont le papa de la fillette de quatre ans, qui selon certains témoins se seraient retrouvée déshabillée devant le présumé pédophile. Au moment où le suspect a tenté de fuir, des riverains ont stoppé l’homme avant de le frapper violemment, il n’a pas pu être sauvé. Les cinq accusés sont depuis considérés comme des héros par certains.

Vous soupçonnez un acte pédophile sur un enfant, vous réagissez comment ? C’est la question que l’on vous posait ce matin " C’est vous qui le dites".

Marc, un auditeur originaire de Charleroi, est intervenu très ému à ce sujet sur notre antenne : "J'ai 62 ans, j'ai un fils qui va avoir 40 ans bientôt et qui a été violenté. Mais j'ai fait confiance à la justice... Et ce personnage a été présenté devant la justice et le juge a dit qu'il ne pouvait pas beaucoup le condamner parce que vu son âge, il allait se faire tabasser dans la prison. J'ai répondu au juge que mon fils avait à peine 10 ans et qu'il avait tout perdu et je lui ai demandé ce qu'on allait faire pour mon fils ? Et bien, rien ! Et le coupable a été condamné à 18 mois de prison et rien d'autre ! Je peux vous dire que la même chose arrive aujourd'hui, je l'égorge ! Je serais certes jugé en assises mais par 12 juges qui sont papas et mamans, et j'aurai une véritable justice parce qu'ici, la justice n'existe plus. J'étais inspecteur aux impôts, je faisais les nuits, j'étais armé et j'aurais pu me servir de mon arme mais à la place j'ai été quelqu'un de respectueux des lois jusqu'au bout et je n'ai pas utilisé mon arme. La seule chose que je regrette dans ce cas-ci, aux Pays-Bas, c'est qu'ils se soient mis à cinq contre un. Mais ce qu'il a récolté, c'est ce qu'il a semé et rien d'autre ! A l'époque, j'étais parti avec mon arme chargée et quand je me suis rendu compte que mon fils était dans la voiture, j'ai fait demi-tour... Et maintenant le coupable, lui, il est bien. On se retrouve dans une situation incontrôlable. Les peines sont bien trop légères... Mon fils a tout perdu, il s'est éteint comme une bougie et a perdu tous ses repères. Encore maintenant, quand on en parle, il ne peut pas tenir. Et ça, c'est la justice actuelle." 

"Quand on fait justice soi-même, il y a toujours des retombées..."

Yves, un autre auditeur est intervenu depuis Anderlecht : "Je comprends très bien la réaction du papa mais pas celle des quatre autres hommes. Je suis moi-même papa d'un petit garçon de 3 ans et d'une petite fille de 6 ans et j'avoue que si j'avais vécu pareille situation, j'aurais aussi eu une réaction infernale. Si je voyais quelqu'un faire ça à ma fille, j'aurais une réaction violente. Pour ses enfants, on fait beaucoup de choses. Sur le moment même, dans le feu de l'action, je ne pense pas que j'appellerais la police et que je demanderais juste au coupable d'arrêter... Maintenant, je ne comprends pas pourquoi les quatre autres personnes s'en sont mêlées. Je ne suis pas un bagarreur mais en tant que papa, je pourrais avoir une réaction violente sans pour autant avoir l'intention de le tuer."

Enfin, Didier a réagi à ce débat en direct de Beyne-Heusay : "Si j'avais été à la place du papa et que j'avais eu l'opportunité de l'attraper, je l'aurais probablement bien secoué mais de là à tuer une personne, c'est quand même autre chose. La justice est là pour faire son travail. Et je suppose que ces personnes seront poursuivies donc c'est dommage... Je pense que je le secouerais un bon coup mais je le remettrais ensuite à la justice et ne le tuerais pas. J'essayerais de m'arrêter avant. Prendre la vie à quelqu'un, c'est une histoire de conscience pour le restant de ses jours. Même si je comprends bien la réaction du papa parce qu'un enfant est marqué à vie par ce genre de faits. Mais quand on fait justice soi-même, il y a toujours des retombées..."

N’hésitez pas à poursuivre le débat sur notre page Facebook "C’est vous qui le dites".

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