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Manque d'effectif à la police, procès reporté... Comment en arrive-t-on là?

Manque d'effectif à la police, procès reporté... Comment en arrive-t-on là?
Manque d'effectif à la police, procès reporté... Comment en arrive-t-on là? - © Tous droits réservés

Comment se fait-il qu’hier un procès a dû être reporté en raison de l’absence d’un prévenu qui n’a pas été transporté de sa prison jusqu’au tribunal?

Dans La DH, on apprend qu’un procès devait se tenir au Tribunal correctionnel de Namur hier. Quatre prévenus étaient attendus au procès, trois d’entre eux ont été transportés depuis les prisons où ils sont incarcérés mais le quatrième est resté à la prison de Saint-Gilles à Bruxelles, aucun effectif n’ayant pu l’emmener au tribunal. Face à cette situation, la juge a dû reporter le procès qui avait mobilisé des ténors du barreau et un dispositif policier important. Comment se fait-il qu’hier un procès a dû être reporté en raison de l’absence d’un prévenu qui n’a pas été transporté de sa prison jusqu’au tribunal ?

Stéphane Deldicque, vice-président de la CSC Services Publics : "Selon toute vraisemblance, c'est un manque d'effectif qui est la cause de ce non-transfert. Ce manque d'effectif peut s'expliquer de différentes manières mais de façon globale et générale, tout le monde sera d'accord de considérer qu'il y a un manque criant d'effectif et de moyens dans les services publics et le SPF Publique et le SPF Intérieur n'y échappent pas! Nous sommes déjà intervenus plusieurs fois sur vos antennes pour relever et attirer l'attention des citoyens sur cette problématique et donc là, dans les faits, dans le cadre d'un procès tel que celui d'hier, on en voit les conséquences..."

La sécurité prime lors d'un transfert

Stéphane Deldicque ajoute que si le report a eu lieu, c'est que c'était nécessaire car la sécurité prime : "S'il n'y a pas eu de transfert, c'est qu'il n'y avait pas d'effectif en suffisance pour assurer un transfert en toute sécurité. Je crois que tout le monde peut comprendre que lorsque vous transférez un détenu, il y a des mesures de précaution à prendre, si les responsables estiment qu'il n'y a pas d'effectif et bien c'est malheureusement la décision à prendre avec les conséquences que l'on a connus à Namur hier. Je ne vais pas me prononcer sur l'organisation réelle du service en question mais encore une fois, si les conditions n'étaient pas réunies hier pour le faire - et je peux comprendre l'émoi - mais je voudrais quand même la responsabilité dans le bon camp, à savoir que depuis des années et tout gouvernement confondu, des économies ont été imposées tant en matière de personnel, de fonctionnement et d'investissement avec des conséquences qui ne sont pas toujours palpables pour le grand public et je peux très bien l'entendre... Mais c'est peut-être malheureusement grâce à ce genre d’événement qu'on peut remettre le spot vers les problèmes au niveau des différents acteurs touchés par ces mesures d'économie comme les agents pénitentiaires, les enquêteurs de la police scientifique, etc. Bref, il y a un malaise général au niveau des investissements en matière de personnel notamment et c'est malheureusement le prix à payer."

Un fait isolé mais pas rarissime

Le vice-président de la CSC Services Publics conclut par le fait que ce n'est pas la première fois qu'un procès est reporté mais qu'on peut se rassurer par le fait que cela n'arrive pas tous les jours non plus : "Bien évidemment, ce sont des services qui sont normalement planifiés et planifiables puisque les procès ne sont pas décidés la veille donc je ne sais pas ce qui est arrivé hier in concreto mais je peux vous dire que ce n'est pas une mesure de malveillance qui a été mise en oeuvre mais une mesure de précaution par rapport aux conditions de travail des travailleurs. Ce n'est pas la première fois que cela arrive mais ça n'arrive pas toutes les semaines non plus."

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