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Ludwig Simon : " Je ne suis pas venu en mode menaçant ! "

À Namur, la police a neutralisé le porte-parole des sans-abri, ivre, équipé d’un pied de biche de 108 cm, en lui tirant 10 balles en caoutchouc. Regardez la photo des impacts et répondez : Est-ce qu’on pouvait maîtriser un homme ivre autrement ?

La photo est impressionnante – Ludwig Simon pose dans l’Avenir avec des taches rouges, ce sont des impacts de balle. L’homme a une petite notoriété à Namur, depuis le règlement sur la mendicité il est devenu le visage... des SDF. Vendredi vers 23h15, Ludwig (et son pied-de-biche) essaie de forcer un immeuble sans doute pour le squatter. Il ne sait pas qu’il est sous surveillance policière. Voyant l’intrusion, la police intervient mais Ludwig sous alcool (des bières spéciales) fonce sur la police avec son pied-de-biche de 108 cm et crie qu’il va " tous les tuer ". Les policiers ont alors dégainé leur arme non létale et tiré 5-6 balles en caoutchouc, 10 d’après Ludwig qui était déjà à genoux après le premier tir. Le collectif " Mendiants d’humanité " parle de " violence policière hors de proportions et suspecte ".

Ludwig Simon, sans-abri, a donné sa version des faits ce matin : " J'essayais d'ouvrir un autre squat pour mes amis sdf qui allaient être expulsés. Je n'ai pas essayé de fracturer la porte. D'ailleurs, si on lit le compte-rendu du procureur, il n'y a pas de tentative d'effraction qui est retenue contre moi. Je suis venu avec le pied-de-biche sur l'épaule, je ne suis pas venu en mode "menaçant". Après j'ai reçu des coups qui m'ont fait perdre la raison et qui m'ont peut-être amené à dire certaines choses mais il faut remettre tout cela dans le contexte. Cela m'a tellement estomaqué, j'ai tellement eu peur que ma violence a été accrue et j'ai sûrement dit des choses que je n'aurais pas dites. Je pense que si j'avais voulu les blesser, j'en aurais blessé un. Enfin, du moins avec la force dont ils disent que je faisais preuve. Et si j'avais voulu les tuer, ils auraient tiré avec des vraies balles. Quand on se retrouve criblé de balles alors qu'on est à genoux, ça fait peur quant à la capacité d'un policier à adopter la bonne réaction. Avec les impacts de balles que j'ai reçus dans le torse, si j'avais été cardiaque, je serais mort actuellement. Avant qu'on me le dise, je n'étais pas au courant que j'étais sous sourveillance policière. Si je l'étais, pourquoi les policiers n'ont pas agi plus tôt et pourquoi ont-ils attendu de m'arrêter ? ".

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