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Ludwig, à propos de la hausse des consultations chez les psychiatres à l’idée de retrouver une vie normale : "J’ai besoin de rester enfermer chez moi"

Les consultations à cause d’angoisses à l’idée de retrouver une vie normale après la crise Covid sont en hausse chez les psychiatres. Dans la Dh, l’une d’elles explique que les mêmes qui étaient angoissés lors du premier confinement stressent aujourd’hui à l’idée de changer à nouveau leurs habitudes, c’est dû à un effet de décompression avec l’allègement des mesures actuellement alors que la santé mentale de la population est fragile.

Vous avez peur du retour à la vie normale ? C’est la question que l’on vous posait ce matin dans "C’est vous qui le dites".

Voici quelques moments forts de l’émission…

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© Eugenijus Barzdzius / EyeEm – Getty Images

"J’ai besoin de rester enfermer chez moi"

Ludwig, un auditeur originaire d’Haacht, dans le Brabant flamand, est intervenu à ce sujet sur notre antenne : "Depuis la moitié du deuxième confinement, ça ne va plus. J’ai besoin de rester enfermer chez moi. J’ai arrêté de travailler au mois de janvier et j’ai vraiment peur de reprendre. Je possède une société d’ambulance et depuis le début du Covid jusqu’à janvier, j’ai travaillé 16 h par jour, 6 jours par semaine et le 7ᵉ j’allais faire du bénévolat dans des maisons de repos qui faisaient partie de mes clients. Je transportais régulièrement les mêmes patients que je connaissais, à force."

En 2020, j’ai vu tous mes patients mourir

"J’ai craqué le 4 janvier lorsqu’on m’a annoncé le décès d’un patient que je conduisais souvent et à qui j’ai sauvé la vie 2 fois. Au début de la pandémie, on nous applaudissait et nous encourageait, mais maintenant les gens ont fait les c**s avec leurs manifestations contre le port du masque, contre le couvre-feu et les rassemblements. Parfois, je me demande si les humains méritent encore que je leur porte secours. Je stresse car tout le monde reprend le travail et je culpabilise de rester chez moi et d’avoir arrêté en plein mois de janvier quand on avait besoin de moi."

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© John Rensten – Getty Images

"Il est trop tôt pour crier victoire"

Du côté de Thuin, Agnès n’est pas à l’aise avec le retour à la vie normale : "J’ai peur car je trouve qu’il est encore trop tôt pour se ruer dans les restaurants, les cinémas et les autres lieux publics. Je ne sais pas quand ce sera le bon moment, mais on vient à peine de trouver le vaccin, je pense qu’il faudrait attendre de voir qu’il fasse ses preuves. Cela fait environ un mois que l’Horeca est ouvert en extérieur, il n’y a pas eu de hausse des contaminations, mais je pense que c’est trop tôt pour crier victoire. On aurait dû attendre de voir l’effet du vaccin avec de tout rouvrir. Pour l’instant, j’hésite à sortir, je reste avec mes contacts par téléphone."

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© Charles Gullung – Getty Images

"Lors de ma dernière intervention, je me suis fait agresser verbalement"

Un anonyme vient terminer le débat : "Je comprends que les gens qui veulent sortir, mais certains sont irresponsables et ceux qui agissent correctement en paient les pots cassés. Je suis pompier et dans mon métier, nous sommes fatigués, les gens sont agressifs avec nous, on nous regarde de haut. Lors de ma dernière intervention, je me suis fait agresser verbalement et quasi physiquement. Mon métier est ma passion, mais il y a des jours où j’ai envie de laisser ces personnes mourir. Certaines personnes ont toujours été comme ça envers les pompiers, mais je pense que le Covid a aussi eu un impact sur les autres : on est à bout par le Covid et c’est normal, il faut lâcher les gens, mais j’ai peur que la réaction envers les pompiers soit de pire en pire."

Nous vous invitons à poursuivre le débat sur notre page Facebook "C’est vous qui le dites" et à revoir l’émission sur Auvio. Nous vous donnons rendez-vous du lundi au vendredi de 9h à 10h30 sur VivaCité et La Une pour trois nouveaux débats.

 

Lignes d’écoute pour les besoins en santé mentale :

02/5010127

02/5010128

02/5010129

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