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Le gérant du Magic Lagoon : "C'était une rencontre entre l'animal et son public !"

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Samedi dernier, il y avait deux loups dans le Magic Lagoon à Soignies. Alors que le ministre Carlo Di Antonio propose au gouvernement d’augmenter de 20% des amendes pour maltraitances animales… Que faisaient deux loups dans une discothèque ?

Alors que la soirée s’est déroulée sans problème, la polémique enfle sur la présence deux loups dans cette boîte de nuit de Soignies. Plaintes sur Facebook et auprès de l’unité du bien-être animal. Si 42 mammifères sont autorisés à l’exposition, le loup ne fait pas partie de la liste même s’il peut être autorisé sur base de dérogations. Hasard de l’actualité, Carlo Di Antonio veut augmenter de 20% le montant des amendes pour maltraitances dont le tarif varie aujourd’hui entre 50€ et 10.000€.

Le gérant de la boîte " The Magic Lagoon " à Soignies souhaitait rester anonyme mais il a tout de même tenu à s'exprimer à l'antenne : " Nous avons été contacté par une société d'événementiel qui s'occupe de spectacles animaliers. Il s'agit d'une société qui possède toutes les agrégations et les assurances pour ce genre de prestation. Ce que je souhaitais préciser d'entrée de jeu, c'est qu'effectivement, on a dit beaucoup de choses sur cette soirée et principalement, que les loups étaient à l'intérieur de la discothèque, ce qui est totalement faux ! Ils étaient dans un lieu séparé, dans le sas d'accueil de la discothèque qui n'est pas sonorisé. Tout avait été installé par leur dresseur pour veiller à leur bien être. Nous avons fait cette présentation en début de soirée vers 23h et elle s'est terminée à 1h du matin. C'était vraiment une rencontre entre l'animal et son public. Nous avions mis cela spécialement en début de soirée pour éviter des problèmes, par exemple, avec des personnes alcoolisés. " 

Un spectacle qui a créé la polémique : " Visiblement, avec le mot "loup" et le côté "discothèque", les gens ont vraiment pensé qu'on avait traîné un animal de force soit dans une cage, soit à l'intérieur d'une discothèque au milieu de centaines de jambes prêtes à les écraser, au milieu des décibels assourdissants. Ce qui n'était absolument pas le cas. Au-delà de ça, il y a évidemment tout un débat autour de la place de l'animal dans un spectacle, dans une présentation. Et ça, c'est une question très personnelle sur laquelle je ne veux pas m'exprimer ". Malgré ces reproches, le gérant ne pense pas avoir commis une erreur : " Nous assumons à 100% ce thème. D'ailleurs, nous avons fait plusieurs photos de cette soirée. Nous les avons retirées de Facebook pour le moment, non pas parce qu'on avait quelque chose à cacher mais parce que tout a été fait dans les règles de l'art. Ça plait, ça plait pas ça, c'est autre chose... Mais ces photos seront remises en ligne très prochainement. Contrairement à ce qu'on dit certains, nous n'avons pas retiré ces photos parce que nous avions peur ou parce que nous n'assumions pas. Mais pour protéger nos clients des insultes ou menaces."

Quant à l'identité du fournisseur des loups, le gérant préfère taire son nom : " C'est un partenaire que je ne veux pas mettre dans les ennuis. Chacun assumera ses responsabilités. Ma responsabilité, c'est mon partenariat avec cette personne. "

 

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