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Le concours d'entrée en médecine évaluera aussi les compétences humaines

Si votre fils/fille veut faire médecine, lors du concours d’entrée, les autorités, outre les math et la science, ont décidé de mesurer l’éthique, l’empathie et le sens de la communication. Comment on mesure ça chez un ado qui sort de rhéto ?

Le 8 septembre prochain, les futurs étudiants de médecine devront passer un examen d’entrée. On le savait, on connaissait les grandes thématiques. Cette fois, la Fédération Wallonie-Bruxelles a fixé branche par branche ce qu’il faudrait maîtriser. Dans les compétences scientifiques : chimie, biologie, physique, math. ET surprise, les autorités vont mesurer des compétences humaines : capacité d’analyse, de communication, capacité face à des choix éthiques et empathie.

Le professeur Dominique Vanpee, doyen de la faculté de médecine de l’UCL et président du Collège des doyens de médecine, précise que cette manière d’évaluer également les compétences humaines était une demande des doyens des facultés de médecine. Cela se fait d’ailleurs déjà en Flandre depuis 1997.

Le professeur Vanpee le rappelle : "Cet examen ne vise pas à évaluer des ingénieurs, mais bien des médecins". Le test proposera des situations cliniques, l'étudiant devra démontrer sa capacité à informer un patient. "L'empathie est une compétence majeure pour un médecin, il doit montrer qu'il est en mesure de prendre soin de l'autre et ce, déjà, à l'âge de 18 ans". Même si comme l'admet le doyen, ce sont des compétences qui évoluent avec l'expérience. 

Du côté de la faculté de médecine de l’Université Libre de Bruxelles (ULB), le doyen Marco Schentgen est également favorable à cette élargissement des compétences testées. "L’esprit de synthèse et le raisonnement doivent être acquis dès 18 ans. Par contre, d’autres compétences comme l’empathie peuvent s’acquérir plus tard, avec de l’expérience".

Conseils pour se préparer

Le doyen de la faculté de médecine de l'UCL conseille aux étudiants de lire la Loi sur les droits des patients. "C'est une loi générique qui montre comment un médecin doit se comporter et quels sont les principes éthiques généraux" précise le professeur Dominique Vanpee. Les universités vont aussi proposer des formations avec des exercices pratiques. "C'est très important de faire preuve d'empathie, les étudiants sont en contact avec des patients dès la deuxième année" rappelle le doyen.