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L'Université de Gand annonce des chiens-guides "parfaits"... Ce n'est pas éthiquement douteux ?

Vu le nombre de chiens qu’on forme pour les aveugles qui se révèlent en fait inaptes, l’Université de Gand annonce des " chiens parfaits " – une sélection génétique et un test qui dira dès la 6e semaine si le chiot peut être un champion. C’est quoi ce test ? Ce n’est pas éthiquement douteux un test qui détermine " la perfection " ?

Plus de 30 non-voyants attendent un chien formé par le Centre Belge pour Chiens-Guides. La formation est longue, chère (25.000€) et malheureusement la moitié des chiens se révèle moins performant qu’espéré voire inapte. Le Centre va donc changer de méthode et sélectionner des chiens dont les gènes sont prometteurs. De même que des tests sur les vaches permettent de déterminer si un veau sera une bonne vache à lait, un test sur les chiots permettrait de révéler le caractère parfait du chien.

Stéphanie Demartin, directrice du pôle inclusion de l'ASBL Les amis des aveugles : "Il y a deux grandes catégories de facteurs qui peuvent amener à une réforme donc à une impossibilité du chien à devenir chien-guide: ce sont soit des caractéristiques physiques (problèmes oculaires, orthopédiques, etc.), soit des caractéristiques comportementales (trop peureux, trop agressif, etc.). Et l'Université de Gand, qui contribue depuis longtemps au screening des chiens d'assistance (chiens-guides et chiens d'aide), s'est rendue compte que pas mal de chiens étaient écartés pour toute une série de problèmes. Suite à cela, elle a donc décidé de contribuer à l'aide aux personnes en situation de handicap en essayant de sélectionner de manière plus efficace les chiens sur base de critères scientifiques, à la fois orthopédiques, médicaux et comportementaux."

Sur ce projet, l'université de Gand coopère avec le Centre Belge pour Chiens-Guides. Mais il n'est pas question de manipulation génétique d'après Stéphanie Demartin : " Il n'est en aucun cas question de manipulation génétique! Ce projet veut simplement dire que quand on va amener des chiens à la reproduction, on va travailler avec des chiens qui nous semblent les plus équiblibrés à différents nvieaux donc ça va se passer dans le choix du chien reproducteur. Des analyses génétiques et médicales vont permettre de voir comment se comporte le chien sur différentes générations. Ce n'est pas révolutionnaire, ça existe déjà dans d'autres pays, dans les élevages de chiens d'assistance. On observe les chiens, on réalise des screening, on va analyser de manière approfondie les pedigrés, on va calculer les valeurs d'élevage - donc voir comment ils se comportent dans la famille élargie - et à partir de ça, on va essayer d'inférer des valeurs d'élevage théoriques sur base desquelles les choix vont s'opérer."

Un projet qui permettra notamment de réduire le coût de formation d'un chien-guide qui s'élève tout de même à 25.000€ comme le conclut Stéphanie Demartin : "Théoriquement, ce système va pouvoir nous permettre de diminuer le taux de réforme. Or, aujourd'hui, un chien sur deux ne pourra pas devenir chien d'aide. Si avec le projet d'élevage de l'Université de Gand - et nous avons de bons espoirs - on va permettre de réduire cette marge théorique alors évidemment le coût s'en trouvera diminué."

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