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L'expert du débat : " Plus de transparence ne fera pas avancer la négociation "

L'expert du débat : " XXX "
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Aujourd’hui, le Roi reprend ses consultations avec les présidents de partis avant de nommer un nouvel informateur. Doit-on savoir ce qui se dit entre le Roi et les partis ou lors des réunions actuellement secrètes ? Plus de transparence, ça peut débloquer la situation ?

Nouveau rebondissement vendredi dans la formation du gouvernement fédéral. Après la sortie de Paul Magnette, Koen Geens a été déchargé de sa mission royale. Le Roi s’est donné trois jours, jusqu’à mercredi, pour refaire un tour des présidents de partis avant de nommer un nouvel informateur. Durant le week-end, Paul Magnette a été chargé par le CD & V, il a réagi à plusieurs reprises sur Twitter. Régulièrement, chacun accuse l’autre d’avoir une position différente en public ou lors des réunions.

Doit-on savoir ce qui se dit entre le Roi et les partis ou lors des réunions actuellement secrètes ? Plus de transparence, ça peut débloquer la situation ? C’est la question que l’on posait ce matin dans " C’est vous qui le dites ".

Voici quelques moments forts de l’émission…

" Le double jeu rend la négociation possible "

Pierre Verjans, politologue à l’Université de Liège, est intervenu en tant qu’expert à ce sujet sur notre antenne : Plus de transparence ne fera pas avancer la négociation. Quand deux entreprises négocient entre elles un contrat, elles ne le font pas au vu de tout le monde, ni même au vu et au su de tous ceux qui travaillent dans l’entreprise. Rendre le moment de la négociation transparent est un vrai risque puisque, au moment où vous commencez à faire une concession à quelqu’un, vous avez toute une série de gens dans un parti qui peuvent considérer que cette concession est inacceptable mais qui, peut-être, à la fin de la négociation, pourrait l’accepter parce qu’ils estiment que ça a été compensé à un autre moment de la négociation. Une négociation est une gestion du temps, c’est essayer d’accepter à un moment quelque chose qui est difficile à avaler mais en faisant comprendre au partenaire de négociation qu’après on va essayer de gagner autre chose. Quand ça avance bien, il y a des moments où la discrétion est vraiment importante."

Le politologue rappelle que les grandes négociations n’ont pas été faites au grand jour et que le double jeu est indispensable en cette période de négociation : " On doit à la fois montrer qu’on n’est pas en train de négocier parce qu’on n’est pas d’accord avec le partenaire, on est obligé de montrer l’adversité. Et, en même temps, on doit avancer, écrire quelque chose qui soit commun, on doit calmer l’adversité. Un politologue français parlait de " associés-rivaux " : en même temps rivaux et en même temps associés. C’est une relation très complexe et contradictoire en soi qui fait que la négociation est compliquée. "

Retrouvez l’intégralité de son interview sur Auvio.

L’avis des auditeurs…

Du côté des auditeurs, les avis sont partagés…

Beaucoup, comme Vincent de Rance, demandent plus de transparence : À la sortie des réunions, il faut un message clair. Nous sommes Belges, nous sommes citoyens et nous avons fait notre devoir civique en mai mais il serait bon qu’on soit au courant de ce qu’il se passe et pourquoi ce blocage. C’est clair qu’on ne fera pas d’enfant avec le PS et la N-VA mais est-ce que chacun ne pouvait pas mettre son égoïsme de côté pour dire aux Belges qu’on va construire une Belgique ? ! Je suis convaincu qu’en 2024-2025, le séparatisme a de grandes chances de se produire. Actuellement, c’est un double discours, un discours de façade. Je suis favorable à un grand débat national télévisé. Nous sommes la risée de l’Europe et même du monde ! "

Océane de Dilbeek est, par contre, désabusée et n’y croit plus : Pour moi, ça ne va rien changer ! On ne saura pas la vérité parce qu’ils manipulent les Belges, ils essayent de monter les gens les uns contre les autres ! La majorité des Belges se détachent du débat parce qu’on nous prend pour des pigeons ! Je ne suis pas sûre qu’en savoir plus me reconnectera à la politique. Magnette et De Wever sont indignes de ce pays. Ils sont tous les deux en fautes. Les enfants sont beaucoup plus intelligents que ces deux zigotos. Ce pays doit rester uni. Il faut qu’ils se remettent en question, qu’ils mettent leur orgueil de côté et qu’ils se regardent dans un miroir ! "

Nous vous invitons à poursuivre le débat sur notre page Facebook "C’est vous qui le dites".

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