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L'expert du débat : "L'application Cyber-Help peut aider les victimes à s'exprimer"

L'expert du débat : "L'application Cyber-Help peut aider les victimes à s'exprimer"
L'expert du débat : "L'application Cyber-Help peut aider les victimes à s'exprimer" - © Tous droits réservés

Le papa de Maëlle, qui s’est suicidée à 14 ans après avoir été victime de harcèlement, veut faire de sa fille un symbole pour les enfants qui ont peur de demander de l’aide. Qu’est-ce qui empêche vos enfants de parler ?

Maëlle avait 14 ans, elle s’est donnée la mort vendredi dernier. Depuis la triste nouvelle, la famille de la jeune fille dénonce le harcèlement dont elle a été victime à l’école avec l’hashtag #stopauharcèlementscolaire. Le papa, qui s’exprime dans les éditions de Sudpresse, demande aux politiques d’agir contre ces situations. Il dit aussi vouloir que Maëlle devienne un symbole pour les enfants qui ont peur de demander de l’aide.

Qu’est-ce qui empêche vos enfants de parler ? C’est la question que l’on vous posait ce matin dans " C’est vous qui le dites ".

Voici quelques moments forts de l’émission…

"Cyber-Help, un projet pédagogique pour lutter contre le cyberharcèlement"

Olivier Bogaert, commissaire à la police judiciaire fédérale à la RCCU (Regional computer Crime Unit) et coauteur de l'application Cyber-Help, est intervenu en tant qu'expert à ce sujet sur notre antenne : "Le projet Cyber-Help s'appuie à la fois sur un projet pédagogique ; l'école qui adhère au projet va devoir désigner un certain nombre de personnes au sein de l'établissement qui seront les référent, que ce soit des élèves du supérieur ou des membres de l'équipe éducative. Ces personnes reçoivent alors une formation liée à Cyber-Help pour bien comprendre le contexte et ensuite, l'école reçoit un certain nombre de pistes par rapport au traitement comme par exemple des groupes de parole régulés qui consistent à mettre la victime et l'auteur en tête-à-tête pour qu'ils apprennent à se regarder et comprendre l'impact des propos tenus. Il y a également une liste de sanction qui est proposée à la direction qui pourra, en fonction des faits, prendre une décision et ça peut aller jusqu'au renvoi temporaire."

Des dizaines d'écoles intéressées par ce projet ont déjà fait appel au CREAS qui se charge de travailler avec les écoles pour endiguer le fléau du harcèlement. Ce projet, Cyber-Help, se développe également sous forme d'une application comme l'explique Olivier Bogaert : "Il y a l'application disponible sur le Play Store et l'App Store qui n'est utilisable que si l'école participe au projet. À partir de ce moment-là, les élèves peuvent la télécharger et reçoivent identifiant et mot de passe. Et grâce à l'appli, la victime pourra signaler les propos méchants, moqueurs, etc. L'application va permettre de faire des captures d'écran des contenus et stocker tout cela. Ensuite, une deuxième icône propose d'envoyer ça à l'équipe éducative qui peut alors agir et convoquer les auteurs et la victime pour discuter, réagir et intervenir. Et s'il faut que la police ou la justice agisse parce que le(s) auteur(s) continue(nt) malgré les sanctions, alors là, la famille de la victime peut se présenter à la police avec un rapport généré par l'application qui reprendra tout l'historique des faits ce qui aidera la justice à faire son travail."

Un projet qui, on l'espère, fera ses preuves... #stopauharcèlementscolaire

Mais d'après les auteurs du projet, il agit désormais comme un radar dans les cours de récré et ramène les élèves à la réflexion plutôt qu'à l'impulsivité. 

L'avis des auditeurs...

Virginie, une auditrice originaire de La Louvière, a trois enfants. Elle pense que si les victimes ne s'expriment pas, "c'est parce qu'elles ont peur d'être jugées. Les gens de nos jours jugent et condamnent très vite. Et en plus de ça, ils excusent les faits sans cesse. Il faudrait donner des cours de citoyenneté et expliquer clairement les choses aux élèves."

De son côté, Chantal de Vilvorde, a connu ce genre de mésaventure ; sa fille a été victime de harcèlement à l'école :"Je n'ai rien vu... Enfin, je voyais qu'il y avait un petit souci, je connais bien ma fille mais je ne m'attendais pas à ça. Je lui ai tiré les vers du nez et elle a craqué et a fini par me montrer les messages qui faisaient preuve d'une telle méchanceté gratuite ! Et ce dont ma fille avait peur, c'était des représailles... Les harceleurs sont très méchants et en très peu de temps, la fille qui harcelait la mienne avait réussi à remonter toute l'école contre elle ! J'ai fait des captures d'écran, je suis allée à l'école trouver l'éducatrice et ils ont fait tout ce qu'il fallait ! Ils l'ont convoquée ainsi que ses parents, ont discuté longuement et ont parlé des sanctions possibles et il n'y a pas eu de représailles. Désormais, la harceleuse ne s'approche même plus de ma fille. "

Nous vous invitons à poursuivre le débat sur notre page Facebook "C’est vous qui le dites".

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