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L'expert du débat : "Il semble ne pas y avoir d'autres solutions que celle de provoquer des élections anticipées !"

L'expert du débat : "Il semble ne pas y avoir d'autres solutions que celle de provoquer des élections anticipées !"
L'expert du débat : "Il semble ne pas y avoir d'autres solutions que celle de provoquer des élections anticipées !" - © Tous droits réservés

Face au blocage politique, le constitutionnaliste Marc Uytendaele plaide pour un retour rapide aux urnes. C’est le moment de retourner voter ?

Ce matin dans La DH, Marc Uytendaele explique pourquoi, selon lui, il faut retourner voter. Il ne comprend pas pourquoi la mission des informateurs a été prolongée estimant qu’ils ont échoué et n’ont pas réussi à faire quoi que ce soit. Son option favorite est un gouvernement de transition avec un nouveau vote dans les six mois ou alors une dissolution de la Chambre et des élections dans les 40 jours.

Face au blocage politique, c’est le moment de retourner voter ? C’est la question que l’on vous posait ce matin dans " C’est vous qui le dites ".

Voici quelques moments forts de l’émission…

"La N-VA veut clairement démanteler l'État fédéral"

Maître Uyttendaele, professeur de droit constitutionnel à l'ULB, est intervenu en tant qu'expert à ce sujet : "Après une analyse faite dès le soir des élections de la cartographie électorale, j'ai constaté qu'il serait extrêmement difficile voire impossible de constituer un gouvernement classique avec une majorité solide et un programme de gouvernement cohérent. Et à ce moment-là, j'ai exprimé l’opinion qu'il était probable que tôt ou tard, il n'y ait d'autre solutions que de convoquer des élections anticipées. Quelques mois plus tard, ce constat, malheureusement, se vérifie. Et je dirais qu'il y avait trois possibilités : celle d'un gouvernement classique mais cela semble de plus en plus exclu. Ensuite, la crainte à revenir bredouille devant l'électeur avec les conséquences électorales que chacun craint mais dans cette deuxième option, on peut imaginer que certains partis s'entendent pour créer un gouvernement de transition qui prépare des élections à brefs délais et qui réfléchissent au contexte dans lequel celles-ci doivent s'inscrire. Et si cette solution est également impossible, il n'y aura d'autres solutions que celle de provoquer des élections anticipées."

Le Roi a, à nouveau, prolongé la mission d'information de Joachim Coens et Georges-Louis Bouchez. Des missions qui durent depuis des mois avec différents informateurs. Mais Bart De Wever n'a jamais été appelé à tenir ce rôle. Et selon Maître Uyttendaele, " cette piste aurait dû être explorée bien plus tôt mais aujourd'hui, on ne voit pas très bien quel type de coalition pourrait comprendre la N-VA puisque ça impliquerait l'ensemble des partis flamands et quelques partenaires francophones. Mais le MR à lui seul ne suffit pas et les socialistes francophones et flamands ont fait savoir qu'ils n'iraient pas séparément au pouvoir et le cdH semble avoir fait savoir qu'il n'irait pas au pouvoir non plus en appui du MR. Donc une analyse apparente de ce qui ressort des uns et des autres fait qu'un gouvernement avec la N-VA ne semble pas possible ! Alors pourquoi encore perdre du temps en confiant une mission à De Wever ?! [...] Il ne faut jamais oublier que la volonté de son parti est clairement de démanteler l'État fédéral, si ce n'est la Belgique en tant que telle ! Il y aurait donc quelque d'absurde de perdre du temps en se mettant une fois de plus dans la gueule du loup."

Retrouvez l’intégralité de son interview sur Auvio.

 

L'avis des auditeurs...

Du côté des auditeurs, la majorité est pour le fait de retourner aux urnes...

C'est le cas d'Yvon, qui nous appelait depuis Flawinne : "Il faut aller revoter mais il faut changer les règles du jeu ! Parce que quand on va voter pour le fédéral, on se retrouve dans l'isoloir face à des listes qui ont plutôt un aspect linguistique ! Or, je pense que puisque c’est le fédéral, il faut que ce soit des listes fédérales qui couvrent l'ensemble du pays ! Donc ar exemple, que les libéraux flamands et francophones s'accordent sur un programme commun pour la Belgique puisqu'on vote pour le fédéral de telle sorte qu'une majorité puisse ressortir aux résultats."

Enfin du côté de Molenbekk, Alain partage également cet avis : "Il faut aller revoter pour clarifier les positions de chaque parti et qu'ils puissent proposer un programme pour sortir de la crise. On doit arrêter de mélanger le régional et le fédéral et clarifier les choses au niveau fédéral uniquement. Les partis nationaux pourraient proposer une solution pour le pays. Il ne faut pas avoir peur de l'avenir, ni de la séparation de la Belgique... Être séparé n'est pas forcément négatif ; on peut être de très bons amis sans vivre ensemble. Mais la séparation est inévitable un jour ou l'autre... La Belgique a toujours été un pays artificiel, pas une nation, on ne partage rien donc c'est inévitable !"

Nous vous invitons à poursuivre le débat sur notre page Facebook "C’est vous qui le dites".

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