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" L'AFSCA va réunir tous les acteurs de la solidarité pour voir si la législation peut évoluer "

En raison de règles imposées par l’AFSCA qu’une association n’a pas les moyens de suivre, les frigos solidaires de Pont-à-Celles ont dû fermer. Faut-il imposer des règles sanitaires aux frigos solidaires ?

Tout comme cela existe dans plusieurs villes, Pont-à-Celles avait ses frigos solidaires. Un lieu où sont proposés des colis alimentaires recueillis auprès des commerçants du coin qui permettent aux plus démunis de venir chercher en toute discrétion de la nourriture. À plusieurs reprises, l’AFSCA (l’Agence Fédérale pour la Sécurité de la Chaîne Alimentaire) a demandé des adaptations comme l’utilisation d’étagères conformes ou une traçabilité des produits, ce que l’association n’est pas en mesure de mettre en place et a donc décidé de jeter l’éponge en espérant qu’une solution puisse rapidement être trouvée avec le CPAS pour reprendre du service. Faut-il imposer des règles sanitaires aux frigos solidaires ?

Jean-Sébastien Walhin, porte-parole de l'AFSCA : " L’AFSCA va réunir tous les acteurs de la solidarité dans quelques semaines pour faire le point et voir si la législation peut éventuellement évoluer; on va proposer de nouvelles initiatives au monde politique. Mais il faut distinguer clairement les frigos solidaires et les banques alimentaires. Les frigos solidaires sont, en Belgique, considérés par l’agence et donc par les autorités comme des initiatives privées et, à ce titre, on n’intervient pas. Tout comme, si un consommateur a chez lui du jambon périmé, on ne va pas aller toquer à sa porte, c’est du privé, on reste en dehors de tout ça. Ici, le statut de cette association est une banque alimentaire, c’est-à-dire qu’elle va prélever des denrées alimentaires et proposer de les distribuer via des frigos. Mais ce n’est pas un frigo solidaire. Si on veut mettre en place un frigo solidaire devant sa porte dans la rue de ses voisins, c’est une initiative privée et l’AFSCA n’interviendra jamais. "

À partir 1er février 2019, les plus démunis n'ont plus accès aux aliments périmes ou mal conservés

Jean-Sébastien Walhin précise que cette association proposait des denrées alimentaires périmées : On est allé sur place en avril 2018 et on a remarqué qu’il y avait certains soucis. On a informé le responsable et on leur a expliqué ce qu’ils devaient faire et, notamment, ne plus avoir de viande hachée périmée ou de surimi périmé à proposer pour les plus démunis parce que, en Belgique, à partir du 1er février 2019, on veut que les plus démunis n’aient plus accès à des produits périmés ou mal conservés car il y a des risques d’intoxication alimentaire voire plus. "

Le porte-parole insiste, " l’AFSCA n’est pas contre ce genre d’initiatives, au contraire elle les encourage. D’ailleurs, elle va dans les prochaines semaines rassembler les différents acteurs de l’entraide sociale et on va voir avec eux les tenants et les aboutissants, la législation versus les réalités de terrain, et voir ce qu’on peut faire tous ensemble pour aider les plus démunis. "

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