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Imbroglio à la belge : un Wallon ne peut pas adopter un enfant flamand

Des parents de Wallonie qui veulent adopter ne peuvent pas adopter un enfant qui vient de Flandre. Ce n’est pas possible. Pourquoi il n’y a qu’en Belgique qu’on voit un truc comme ça ?

C’est la Dernière Heure qui fait ce constat ce matin. Et pour une fois la réponse à la question qui dérange est déjà connue. Pourquoi ? Parce que l’adoption est une compétence communautaire et pas fédérale. Comme les règles d’adoption ne sont pas les mêmes côté wallon et côté flamand, sur papier, l’un ne peut pas confier d’enfant à un parent de l’autre côté de la frontière linguistique.

Bernard Mathieu, responsable du service de l’adoption de l'ONE, confirme ce processus. Les parents qui souhaitent adopter doivent s'inscrire dans une démarche gérée par les communautés avec toute une série d'étapes d'information et de sensibilisation. "Oui, les organismes d'adoption n'interviennent que pour l'adoption d'enfants qui relèvent de leur communauté" explique-t-il. 

Bernard Mathieu précise tout  de même qu'il existe une collaboration entre les deux communautés. Les organismes de Fédération Wallonie-Bruxelles vont travailler avec ceux de la communauté flamande à même titre qu'avec un organisme installé à l'étranger. "Le principe de base est le principe de subsidiarité donc trouver une solution chez nous, mais si on ne trouve pas de solution de famille dans la communauté concernée, on va chercher ailleurs". 

L'ONE effectue aussi un travail d'accompagnement des familles d'origine, dites de naissance. Ce travail se fait dans le régime linguistique de la famille concernée. "Quand l'enfant est né de parents flamands, ce sont des organismes flamands qui s'occupe du dossier" résume Bernard Mathieu. 

Quant à la question de savoir s'il y a suffisamment d'enfants disponibles à l'adoption interne, la réponse est directe : "On est plutôt en recherche de parents pour les enfants et non pas l'inverse" précise Bernard Mathieu, responsable du service adoption de l'ONE.