C'est vous qui le dites

Du lundi au vendredi de 09:00 à 10:30 sur Vivacité

Plus d'infos

Guy de Châtelet : "J'ai commis un attentat à la pudeur sur mineur mais après thérapie, je n'ai jamais récidivé"

CVQLD "..."
4 images
CVQLD "..." - © Tous droits réservés

Un homme de 42 ans comparaît devant le tribunal de Charleroi pour attentat à la pudeur sur mineure. Il avait déjà été condamné à deux reprises pour les mêmes faits ; une fois sur une personne majeure, une fois sur une victime mineure. Une information partagée dans les journaux de Sudpresse ce matin. Dans cette affaire, dont le verdict est attendu en octobre, l’avocat explique que son client a compris la gravité des faits et qu’il ne mérite pas une condamnation. Il lui est reproché ici d’avoir tenté d’avoir une relation avec son ex-belle-fille.

Pervers un jour, pervers toujours ? C'est la question que l'on vous posait ce matin dans "C'est vous qui le dites". 

Voici quelques moments forts de l'émission… 

"J'ai commis un attentat à la pudeur sur un mineur âgé de 15 ans"

Guy, un auditeur originaire de Châtelet, en région carolo, est intervenu à ce sujet sur antenne : "En 1991, j'ai commis un attentat à la pudeur sur un mineur âgé de 15 ans. J'ai été emprisonné deux mois et condamné à deux ans de prison avec sursis. Une fois libéré en préventive, je me suis renseigné pour faire une thérapie, j'étais très volontaire, je voulais absolument entamer cette démarche. Résultat : à ma sortie de prison, j'ai fait une thérapie de groupe et une thérapie individuelle auprès d'un psychiatre."

Après cinq ans de thérapie, j'ai fini par être guéri...

Deux thérapies qui lui ont permis de ne plus jamais récidiver : "Je m'étais bien rendu compte que j'avais un problème très grave et j'ai appris à changer tout ce que j'avais dans ma vie : professionnellement, sexuellement, etc. J'ai aujourd’hui 62 ans, j'ai des relations tout à fait normales et je n'ai jamais récidivé! Dès le début, je m'étais dit qu'il ne fallait jamais récidiver et après cinq ans de thérapie, j'ai fini par être guéri."

"Pervers un jour, pervers toujours, c'est certain"

Du côté de LiègeJuliana a été victime de pédophilie. Elle a pris son courage à deux mains pour témoigner sur notre antenne : "Pervers un jour, pervers toujours, c'est certain ! De l'âge de 9 ans à l'âge de 13 ans, j'ai été violée par mon père biologique... Il a bousillé ma vie, il me terrorisait, et terrorisait également ma mère qui le savait mais n'osait rien dire. [...] À l'époque, c'était tabou, on n'en parlait pas. J'ai 67 ans et j'en fais toujours des cauchemars. Il est mort aujourd'hui mais n'a jamais eu de prise de conscience. Ces gens-là ne changeront jamais... D'ailleurs, quand j'étais plus âgée, à l'âge de 17 ans, il a réessayé mais cette fois-là, je ne me suis plus laissée faire! Il faut les enfermer, ne plus les laisser sortir ! Dans leurs yeux, vous pouvez voir l'envie, dans leurs gestes aussi, ils ont la parole facile !"

"Rien n'est fait pour les soigner en prison"

Enfin direction Alleur, en province de Liège, où Patrice a été gardien de prison et témoigne : "Rien n'est fait dans les prisons pour éradiquer leurs pulsions et les soigner. Les pédophiles sont vus de temps en temps par des assistants sociaux et des psychologues et séparés des autres pour leur sécurité mais c'est tout. D'ailleurs, un détenu qui était incarcéré pour des faits de pédophilie a été libéré mais a fini par revenir pour viol sur majeur, c'est un cercle vicieux. [...] En Belgique, il y a un laisser-aller et c'est un manque de respect vis-à-vis des victimes. Le coupable peut, peut-être, avoir un jour une prise de conscience mais de ce que j'ai vu dans les prisons, je n'y crois pas!"

Nous vous invitons à poursuivre le débat sur notre page Facebook "C’est vous qui le dites" et à revoir l'émission sur Auvio. Nous vous donnons rendez-vous du lundi au vendredi de 9h à 10h30 sur VivaCité et La Une pour trois nouveaux débats.

Newsletter Vivacité

Recevez chaque vendredi matin les événements, concours et l’actu Vivacité.

OK