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Gabrielle : " L'accouchement n'est pas un viol ! "

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L’accouchement est parfois vécu comme un viol. C’est la déclaration de l’auteur d’un livre sur les violences obstétricales. Elle fait référence à des médecins qui pratiquent des touchers vaginaux violents.

C’est dans le journal Le Soir que l’on découvre l’interview de Marie-Hélène Lahaye qui publie un livre critique sur les violences obstétricales. Elle a, entre autres, recueilli des témoignages de ses copines qui lui ont raconté avoir vécu certains actes des médecins lors de leur accouchement comme un viol. Elle explique que certaines femmes arrivent à faire abstraction, pour qui un toucher vaginal n’a rien de traumatisant alors que pour d’autres, l’expérience est beaucoup plus difficile à vivre quand un médecin pratique un tel acte sans demander à la patiente avant. Et vous, comment avez-vous vécu votre accouchement ?

Vous, comment avez-vous vécu votre accouchement ? C'est la question que l'on vous posait ce matin dans " C'est vous qui le dites ! "

À ce propos, pour Gabrielle de Fléron, l'accouchement était un moment magique : " J'ai accouché deux fois et ça s'est merveilleusement bien passé. J'avais confiance en mon gynécologue ". En revanche, pour Gabrielle, un accouchement n'est clairement pas un viol : " Je suis assez outrée qu'on parle de viol parce que j'ai été violée pendant quelques années et ça n'a rien avoir. Tous les actes de mon gynécologue et des mes infirmières ne me dérangeaient pas parce que je savais que j'étais là pour accoucher. C'est comme lorsque vous avez un accident et qu'on vous emmène aux urgences. On ne vous met pas en garde sur ce que l'on va vous faire. On prend juste soin de vous et c'est comme cela que j'ai vécu mon accouchement. "

Gabrielle ne comprend pas non plus qu'on puisse utiliser le mot " viol " pour qualifier un accouchement : " Qu'elles soient choquées peut-être de ce qu'on leur a fait, d'accord ! Mais, de là à dire que c'est comme si elles avaient été violées, non ! Le mot est beaucoup trop fort. Elles ne savent pas ce que c'est qu'un viol, où vous êtes obligé de vous taire, de subir ce que vous n'avez pas demandé. Ici, c'est un accouchement. C'est donc vous qui avez demandé à être accouchée. "

Enfin, pour Gabrielle, le plus important c'est de croire en son gynécologue : " C'est la confiance qu'on a en son gynécologue qui prime. On sait vers quoi on va. On vient pour accoucher, pour avoir un bébé et cela ne me dérange pas qu'un gynécologue ne prévient pas quand il introduit sa main pour voir où en est le bébé ! "

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