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Françoise sur l'affaire Sarah Halimi : "Etre interné est une forme de condamnation"

L’homme qui a tué Sarah Halimi en France ne sera pas condamné car au moment des faits, il était sous l’emprise d’une bouffée délirante due à la consommation de cannabis. L’affaire fait grand bruit chez nos voisins, Emmanuel Macron a d’ailleurs réagi pour que de telles circonstances n’exonèrent pas de responsabilité pénale. La sortie de l’animateur Arthur annonçant qu’il se mettait à la drogue dans un message coup de gueule a beaucoup fait réagir également. Il y dit se mettre à la drogue puisqu’on peut tout faire sans aller en prison. La Dh précise ce matin qu’une telle décision est également possible en Belgique.

Une absence de condamnation pour meurtre parce que de la drogue a été consommée, c’est logique ? C’est la question que l’on vous posait ce matin dans "C’est vous qui le dites".

Voici quelques moments forts de l’émission…

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© Gleti – Getty Images/iStockphoto

"Quand on est interné, on ne connaît pas la date de sortie"

Françoise, une auditrice originaire d’Etterbeek, est intervenue à ce sujet sur notre antenne : "Je pense que cette personne était démente à la base et que le cannabis a suralimenté sa démence. Une personne démente ne peut être ni jugée, ni condamnée pénalement car elle n’est pas responsable de ses actes. Par contre, il faut la soigner et en fonction de la gravité des faits, l’interner dans un centre ouvert ou fermé. Lors d’une condamnation, on connaît la date de sortie et on peut bénéficier d’une libération conditionnelle, mais lorsqu’on est interné en hôpital psychiatrique, on ne sait pas quand on en sort et cela dépend d’un conseil d’experts relativement frileux à libérer leurs patients. Que ce soit en centre fermé ou en prison, il y a privation de liberté et être interné est une forme de condamnation. J’estime qu’une personne qui n’est pas responsable de ses actes n’a pas à être condamnée. Même s’il s’agit de démence à un moment précis, la personne n’est pas responsable de ses actes et ne doit pas être condamnée."

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© Copyright Dazeley – Getty Images

"Il aurait dû être jugé et condamné"'

Le débat se termine avec Frédéric à Brugelette, en province de Hainaut : "Cette personne consomme du cannabis depuis l’âge de 15 ans et pour moi, c’est illogique qu’il n’y ait pas de procès. On parle de démence, mais lui ne l’a été que sur un moment très court et pas tout au long de sa vie comme pourrait l’être une personne schizophrène. Je pense que du côté de la famille, il doit y avoir une tristesse immense, mais malheureusement la loi est faite en France de sorte que toute personne qui souffre d’un trouble psychique et qui n’est plus sous contrôle de ses actes ne doit être ni jugée ni condamnée. Personnellement, je suis contre cette loi et je pense qu’il y aurait dû y avoir jugement et condamnation."

Nous vous invitons à poursuivre le débat sur notre page Facebook "C’est vous qui le dites" et à revoir l’émission sur Auvio. Nous vous donnons rendez-vous du lundi au vendredi de 9h à 10h30 sur VivaCité et La Une pour trois nouveaux débats.

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