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Françoise : "J'ai dû changer de travail !"

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Depuis ce matin, les véhicules les plus anciens sont définitivement interdits d'entrée dans Bruxelles au risque d'une amende de 350 euros. Les Belges les moins aisés sont-ils les grands perdants ?  

Depuis ce premier avril, la zone de basses émissions entre officiellement en vigueur. Les véhicules diesel et essence les plus anciens sont définitivement bannis et certains sont directement touchés. Des citoyens obligés de changer de voiture ou de mode de transport au risque d'une amende de 350 qui pourrait être distribuée 4 fois sur l'année en cas de récidive. Bruxelles sévit en attendant peut-être que d'autres villes comme Namur et Eupen lancent leur zone de basses émissions au nom de l'environnement.

Les Belges les moins aisés sont-ils les grands perdants ? C'est la question que l'on vous posait ce matin dans "C'est vous qui le dites".

À ce propos, cette mesure a compliquée les choses pour Françoise de Villers-la-Ville : " J'ai dû changer de travail. En fait, j'avais un emploi en 2000. J'avais une société, une belle voiture et j'ai fait faillite. Du coup, j'ai dû m'acheter une voiture d'occasion. Cela fait 10 ans que je l'ai. Elle date de 1996 et c'est une Diesel. J'ai déjà 350 000 km avec mais elle est impeccable, elle roule bien. Ensuite, j'ai perdu mon travail que j'avais dans le Brabant Wallon et j'en ai retrouvé un à Bruxelles. Cela a duré 6 mois et puis j'ai été obligée de donner mon préavis parce que je ne peux plus aller en voiture à Bruxelles. J'habite en pleine campagne, le temps que je prenne ma voiture que j'aille jusqu'à la gare, je mettais déjà 3/4 d'heure. Ensuite, je devais partir en train jusqu'à la Gare Centrale et de la Gare Centrale, je devais reprendre le métro... et, tout ça, pour arriver à Auderghem. Le problème, c'est qu'à Auderghem il y avait la plaque avec les petits nuages qui signifie " les basses émissions" mais il n'y a même pas de parking de délestage donc je suis obligée de passer en dessous du pont avec les caméras pour aller me garer plus loin. Je ne suis pas contre la zone de basses émissions mais, c'est vrai, que je n'ai pas un franc, que je ne sais pas m'acheter une autre voiture et que ma voiture va bien. Par contre, si je paie une taxe pour rentrer à Bruxelles pour un seul jour, là, ma voiture ne pollue plus, c'est ça qui est aberrant ! ".

"Moi, je continue de rouler !"

Nos auditeurs semblaient unanimes sur le sujet ce matin. Ce sont les Belges les moins aisés qui sont les grands perdants. François est de cet avis et va même plus loin en risquant de prendre une amende. "Moi, je continue de rouler. Ce n'est pas normal que les ministres roulent avec des voitures qu'ils ne paient pas, avec des chauffeurs et tous les avantages qui vont avec et que tous les petits gens sont, comme ça du jour au lendemain, privés de leur voiture. Ils m'ont fait payer une taxe d'immatriculation, ils m'ont fait payer une taxe de circulation de 350 euros et trois mois après on me dit que je ne peux plus rouler avec ma voiture. C'est une nouvelle taxe déguisée. Je veux qu'on me rembourse ma voiture".

Éric d'Overijse a une autre solution : "Cette décision aurait dû être prise il y a 25 ans avec action pour aujourd'hui ou prise aujourd'hui pour action dans 25 ans pour que personne ne soit pris en traître et que pour chacun puisse économiquement rentabiliser son véhicule. L'écologie est liée à l'économie et vice versa. Pour moi, cette mesure n'est pas bonne et me pose quelques questions. Elle va créer beaucoup de pollution à long terme. Quel est l'intérêt pour un constructeur de fabriquer une voiture fiable et costaude puisqu'on va quand même l'acheter dans maximum 10 ans ? Cela va devenir un bien de consommation. Si j'étais politicien, je repousserais la mesure et je l'annulerais. Je la repousserais dans 20 ans pour que les gens puissent se retourner".   

Nous vous invitons à poursuivre le débat sur notre page Facebook "C'est vous qui le dites".

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