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Francine : "Je tremble de rage contre le manque d'humanité des hommes !"

Francine : "Je tremble de rage contre le manque d'humanité des hommes !"
Francine : "Je tremble de rage contre le manque d'humanité des hommes !" - © Tous droits réservés

49% des Belges se disent favorables au renvoi des réfugiés vers leur pays d’origine, y compris s’il s’agit d’une dictature. Quel est votre sentiment par rapport à ce résultat ?

Une enquête a été réalisée sur la perception des réfugiés par les Belges. Une affirmation a été proposée à un échantillon de 801 personnes représentatif de la population : " Je suis favorable au renvoi chez eux des réfugiés arrivés illégalement sur notre territoire, même si on les renvoie dans des pays dictatoriaux, comme par exemple, le Soudan ". 37% des sondés déclarent ne pas être d’accord avec cette phrase, 14% se disent mitigé et 49% - soit près d’un Belge sur deux - sont d’accord avec cette déclaration même si l’acte est illégal.

Quel est votre sentiment par rapport à ce résultat ? C'est la question qu'on vous posait ce matin dans "C'est vous qui le dites".

Francine, une auditrice originaire de Neuville, est intervenue sur notre antenne ce matin : "Je tremble de rage contre le manque d'humanité des hommes. Ils ont très vite oublié la dictature de 1945 et l'Holocauste. Il faut s'informer et lire mais ne pas lancer de fausses rumeurs. Ces migrants vont nous apporter des choses... Moi, j'aide des migrants depuis quelque temps, je suis professeure de français à la retraite et j'essaye de leur apporter ce que je peux leur apporter. Et je vous assure qu'ils n'en profitent pas. Ces gens-là sont très malheureux, ils vivent des choses affreuses, ils ont des rapports avec leur pays où il y a des mortalités tous les jours, y compris dans leur famille. Ils veulent sauver ce qu'ils peuvent encore sauver ! Un de mes amis migrants aimerait juste que sa fille soit universitaire ici par exemple. Je pense que certains citoyens ne sont pas assez instruits, ne lisent pas assez, leurs propos partent de rumeurs ; c'est un manque d'information et la peur de l'autre qui les font réagir comme ça. Mais aujourd'hui, on est cosmopolite, on rencontre des étrangers partout et c'est une bonne chose mais encore beaucoup de gens ont des préjugés. Je me doutais bien des résultats de ce genre de sondage car j'ai des amis qui sont contre moi mais je me bouche les oreilles parfois quand j'entends des propos qui vont dans ce sens."

"Le gouvernement devrait sélectionner les migrants..."

Viviane réagit à ce débat depuis Charleroi et propose de sélectionner les migrants : "Ce qui m'effraie, c'est qu'il n'y a pas de sélection. Je m'explique : quand je vois des personnes venues d’Érythrée ou du Yémen, le manque de respect pour les femmes m'effraie beaucoup et le fait qu'ils ne s'intègrent pas. Et je ne suis pas raciste ; mon beau-fils est musulman, je le respecte mais il nous respecte aussi et n’impose pas sa religion, ni le voile à ma fille. Mais dans certaines cultures, la femme n'est pas respectée et ça, ça m'effraie. Mais il faudrait prendre en charge les réfugiés qui arrivent chez nous s'ils s'intègrent mais ne pas les laisser dans un parc ou dans une gare comme c'est le cas chez nous. Mais une sélection doit avoir lieu pour être sûr qu'il ne s'agit pas d’extrémistes. Et c'est au gouvernement à mettre en place des structures pour accueillir les gens et définir des mesures pour bien choisir ces réfugiés. Il faut choisir ceux qui s'intègrent car je suis sûre qu'aujourd'hui, il n'y a aucun filtre et que tout le monde peut rentrer comme il le veut!"

Enfin, Chantal de Braine-le-Comte conclut ce débat : "Je suis dégoûtée surtout quand j'entends certaines personnes qui donnent comme argument qu'il y a assez de misère en Belgique... Je me demande ce qu'elles font pour ces personnes dans le besoin. Les problèmes en Belgique ont toujours été reportés sur des minorités ou des personnes plus faibles et pour le moment, c'est sur les migrants alors que ce sont des jeunes gens obligés de quitter leur pays et s'ils risquent leur peau pour passer les frontières, c'est qu'il y a un vrai problème dans leur pays ! Je respecte les personnes qui ont un avis opposé mais je pense qu'elles se trompent. Je pense que les personnes qui arrivent chez nous en tant que réfugiés, on ne peut pas douter qu'elles ne viennent pas pour de bonnes raisons. Mais je ne suis pas étonnée de ces chiffres ; les gens ont peur du changement mais on vit dans un monde en mutation et il faut l’accepter... Mais apparemment, ça fait peur de vivre avec des gens qui n'ont pas la même religion et les mêmes idées que nous."

Nous vous invitons à poursuivre le débat sur notre page Facebook "C'est vous qui le dites".

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