C'est vous qui le dites

Du lundi au vendredi de 09:00 à 10:30 sur Vivacité

Plus d'infos

Formation fédérale, discussions suspendues : "Haute trahison envers les Belges" d'après Vincent de Rance

Vincent Rance
4 images
Vincent Rance - © Tous droits réservés

Depuis hier 16h, les discussions pour la formation d'un gouvernement sont suspendues. Tout cela alors que les préformateurs sont attendus cette après-midi par le Roi pour la remise de leur rapport final. En coulisse, on parle cette fois beaucoup plus de casting et de l'identité du futur Premier Ministre que du contenu de l'accord. Ce week-end, dans la presse flamande, le président du MR, Georges-Louis Bouchez, a officiellement demandé que Sophie Wilmès prenne la tête du futur gouvernement alors qu'ailleurs, chacun défend son candidat. Le PS verrait bien Paul Magnette devenir Premier Ministre or du côté du CD&V, on mise tout sur la candidature d'Hilde Crevits.

Est-ce que vous comprenez que des choix personnels bloquent tout un pays ? C'est la question que l'on vous posait ce matin dans "C'est vous qui le dites". 

Voici quelques moments forts de l'émission… 

"C'est une haute trahison envers le peuple belge"

Vincent, un auditeur originaire de Rance, en province de Hainaut, est intervenu à ce sujet sur notre antenne : "C'est une haute trahison envers le peuple belge qui demande un gouvernement stable, qui va tenter de régler les défis actuels qu'ils soient communautaires, sociaux ou sanitaires. Mettre madame Wilmès à la tête du pays pendant cette crise lui a permis de tirer son épingle du jeu dans cette affaire-là. Cependant, j'ai honte pour la Belgique car désormais, les Belges attendent autre chose qu'un casting de reality show comme Monsieur Bouchez a l'habitude de faire ! Et vous verrez que quand les discussions reprendront cet après-midi, on n'aura aucun résultat à nouveau !"

Ce qui est sûr, c'est que si nous retournons aux urnes, nous aurons 50% d'abstention parce que les Belges n'ont plus confiance en les politiques !

Vincent pense qu'à force de petits jeux entre politiques, les Belges n'ont plus confiance : "Ce qui est sûr, c'est que si nous retournons aux urnes, nous aurons 50% d'abstention parce que les Belges n'ont plus confiance en les politiques. Résultat : soit nous aurons un gouvernement fort dans les décisions, avec un(e) Premier(e) ministre qui prend les décisions adéquates. Soit nous aurons un jeu de casting et un reality show avec un(e) Premier(e) dont personne n'a entendu parler et qui tiendra le pot droit jusqu'au moment où ça se tassera et que la N-VA pourra peut-être tirer les ficelles qu'il voudra..."

"La situation devient lamentable"

Direction la province de Namur, et plus précisément Vresse-sur-Semois, où Étienne témoigne : "Je pense que ces querelles d’ego et de particratie, c'est assez lamentable ! Pourtant, le choix du Premier ministre est important pour l’équilibre général car le Premier doit être au-dessus de la mêlée et faire des concessions. Donc je comprends qu'il faille vraiment réfléchir pour élire la bonne personne mais ça ne doit pas se faire via des querelles de personnes mais plutôt des équilibres entre personnes. Il faut aussi se dire que la coalition Vivaldi était dans l'air depuis un certain temps donc ils auraient pu y réfléchir plus tôt, ça devient lamentable ! Sans doute que Sophie Wilmès a eu un rôle important, elle a bénéficié de l'état émotionnel de la population pendant la crise, c'est une personne qui a eu un état de grâce mais je pense que c'est aussi une conciliatrice. Maintenant, pour l’intérêt général du pays, j'ai l'impression qu'il serait mieux d'élire un Premier ministre flamand..."

"Ces combats de coqs commencent sérieusement à me gonfler"

Enfin, à Bruxelles, Jacqueline conclut très énervée : "D'une part, ce que je comprends, c'est ce que comme disait Charles De Gaulle : la Belgique est ingouvernable. D'autre part, j'aimerais bien que ce ne soit pas la population qui doive régler, via des élections, ces conflits entre personnes ! Ces combats de coqs commencent sérieusement à me gonfler ! La prochaine fois qu'il y a des élections, je voterai pour ma commune parce que ça, c'est du concret mais pas le reste. Je me demande dans quelle mesure on pourrait leur donner une leçon car les politiques n'apprennent pas de leurs erreurs. Il faudrait que les hommes politiques traitent de sujets plutôt que de tendances. La couleur politique doit, elle, passer au second plan. On se croirait au Moyen-Âge chez nous ! Les votes panachés pourraient également être une solution ; voter pour telle personne pour tel domaine et non plus pour un parti."

Nous vous invitons à poursuivre le débat sur notre page Facebook "C’est vous qui le dites" et à revoir l'émission sur Auvio. Nous vous donnons rendez-vous du lundi au vendredi de 9h à 10h30 sur VivaCité et La Une pour trois nouveaux débats.

Newsletter Vivacité

Recevez chaque vendredi matin les événements, concours et l’actu Vivacité.

OK