C'est vous qui le dites

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Fabrice, aide-soignant : "Je ne suivrai pas la directive, je ferai tout pour sauver la personne!"

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CVQLD "..." - © RUNSTUDIO - Getty Images

Une directive de la Société Belge de Gérontologie et de Gériatrie (SBGG) demande aux maisons de repos de ne plus emmener à l’hôpital des patients qui n’ont que très peu de chance de survie.

Dans le contexte actuel, ne pas se battre jusqu’au bout, c’est compréhensible ? C'est la question que l'on vous posait ce matin dans "C'est vous qui le dites". 

Voici les moments fort de l'émission...

"On doit tout faire pour les garder en vie !"

Fabrice, aide-soignant, est intervenu sur antenne depuis Manage pour nous faire part de son avis à ce sujet : "Je suis profondément scandalisé par cette circulaire parce qu'elle ne touche pas que les personnes en fin de vie, pour qui nous ne pouvons plus rien faire, mais elle touche également les personnes atteintes de maladie comme Alzheimer ou de démence."

À part si la personne l'avait spécifié à l'avance, je trouve que c'est de la non-insistance à personne en danger !

Fabrice poursuit et dénonce : "À part si la personne l'avait spécifié à l'avance, je trouve que c'est de la non-insistance à personne en danger ! Je ne suis pas non plus pour l'acharnement mais par rapport à notre métier, on doit tout faire pour les garder en vie ! Et les moyens qu'on nous donne pour l'instant dans les maisons de repos sont plus que limites... C'est tout juste si on a des gants et des gels mais nous n'avons pas de masques. Les seuls que nous avons sont ceux fabriqués par le personnel. Si je dois faire face à un tel cas, je ne suivrai pas la directive, je ferai tout pour sauver la personne concernée !"

"Nous avons reçu ces consignes à l'hôpital"

Monique, infirmière dans un centre de revalidation, a également reçu ces consignes : "Quand nous sommes arrivés au travail hier, on nous a signalé que tous les patients qui ont un souci de santé ne seront plus réanimés ni envoyés aux soins intensifs ! Au moment de recevoir les consignes, on s'est dit que ce n'était pas possible... Mais avec le recul, on se dit qu'on va devoir travailler d'une autre façon étant donné que nous sommes en tant de guerre et qui dit guerre dit tri... Donc nous comprenons la consigne mais ce n'est pas pour autant qu'on l'accepte au fond de nous ; c'est très très dur de travailler dans ces conditions-là..."

"Je suis d'accord avec la circulaire sous certaines conditions..."

Enfin, direction Braine-le-Comte, où Alexandrine connait bien les maisons de repos "parce que je vais souvent rendre visite aux personnes seules et les discours sont toujours les mêmes : les résidents de maison de repos ne veulent pas sortir de leur zone de confort pour aller à l’hôpital, ça les angoisse encore plus. Je suis donc d'accord avec la circulaire mais alors, il faut donner plus de moyens aux maisons de repos pour pouvoir accompagner les gens aussi bien que dans les hôpitaux."

Nous vous invitons à poursuivre le débat sur notre page Facebook "C’est vous qui le dites" et vous donnons RDV du lundi au vendredi de 9h à 10h30 sur VivaCité et la Une pour trois nouveaux débats.

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