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CPAS de Liège : Comment se fait-il que le détournement d'argent soit passé inaperçu ?

Durant 15 ans, des centaines de milliers d’euros ont été détournés au CPAS de Liège par un agent du service de médiation de dettes. Comment est-ce possible que personne ne s’en soit rendu compte ?

Le montant détourné par cet agent du service de médiation de dette est actuellement estimé entre 150 et 200 000 euros mais pourrait encore être revu à la hausse selon la directrice du CPAS. Les détournements ont commencé il y a 15 ans… Pendant toutes cette période, comment est-ce possible que personne ne s’en soit rendu compte ? N’y a-t-il pas de contrôle des comptes ?

Nathalie Rutten, directrice générale du CPAS de Liège : " Le service médiation de dettes du CPAS de Liège s'occupe d'établir des plans d'apurements pour des personnes surendettées. Dans ce cadre-là, nous avons plusieurs types de médiation que nous mettons en place qui sont à la fois des médiations à l'amiable et sous contraintes. Nous gérons donc une partie des dossiers dans le cadre des médiations sous contraintes qui, sont établis par jugement et nous gérons les comptes des personnes surendettées. C'est le CPAS qui rembourse les créanciers définis dans le cadre du plan d'apurement et qui paie également la personne surendettée. Il faut savoir qu'au niveau des dossiers gérés dans l'ensemble du service de médiation de dettes, il y en a plus de 700 dont la majorité est gérée dans le cadre des procédures de médiations à l'amiable ce qui équivaut à 720 dossiers. Les 180 autres s'effectuent dans le cadre du règlement collectif de dettes ".

Selon Nathalie Rutten, des contrôles sont bel et bien effectués : " Évidemment, il y a plusieurs niveaux de contrôle. Ce que je voulais quand même préciser, c'est que le service fonctionne bien actuellement. C'est vraiment une minorité de dossiers qui sont concernés. Pour ce qui est des 15 années, cela reste à voir. Selon mes informations, nous n'en sommes pas encore là. Pour l'instant, nous analysons avec la police et nous collaborons activement à l'enquête pour définir le préjudice. C'est toujours en cours donc au niveau de la période, les projections faites aujourd'hui seraient tout à fait hasardeuses puisque l'analyse est en cours à la fois sur l'ampleur du préjudice et sur le nombre de dossiers concernés. D'ailleurs, aucune plainte n'a été émise que ce soit par les personnes suivies ou par les créanciers puisque, comme prévu, ils ont bien été payés. À ce stade, on ne peut pas encore parler d'un problème et, de toute façon, nous mettrons tout en oeuvre sur base de l'analyse qui est faite en ce moment pour, à la fois préserver l'intérêt des médiés, l'institution et faire en sorte que si des mesures doivent être prises, de faire en sorte que cela ne se reproduise plus. "

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